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pierres est étrangement expliquée: celle-ci se trouve dans Ie gésier des chapons qui ont passé l'âge de sept ans, celle-Ià s'extrait des limaçons de I'Inde, cette autre naît dans les yeux de I'hyène, cette autre encore est faite de I' urine que Ie lynx répand dans Ie sable. Leurs vertus sont admirables : elles guérissent la goutte, ou la cécité, ou I'hydropisie: celle-ci maintient la paix entre éJX>ux, celle-Ià rend invulnérable à la guerre, celle-Ià protège des enchantements, celle-Ià décèle les éJX>uses infidèles: celle-Ià, mise dans un bassin d'argent, déchaîne des tempêtes; quant à cette autre, il suffit de la poser sur la langue (toutefois après s'être soigneusement lavé la bouche avec de la cire et du miel) : on découvre aussitôt tous les projets de ses ennemis et l'on acquiert une force irré5istible, Le Bestiaire traite des animaux et se termine par une nouvelle notice sur quelques pierres précieuses. II décrit des bêtes et des oiseaux de nos climats : Ie cerf, la fourmi, Ie hérisson, Ie goupil; mais iI en décrit aussi qui vivent dans les régions lointaines : Ie lion, la panthère, l'antilope, I'éléphant, Ie pélican, sans compter les monstres dont I'habitat reste indéterminé, com me l'onoscentaure. L'auteur sait d'eux toute espèce de merveilles, Le lion, quand il chasse, trace sur Ie sol un cercle avec sa queue : les bêtes qui entrent dans ce cercle ne peuvent plus en sortir. La lionne met bas un lionceau mort; c'est Ie lion qui, trois jours après, Ie ressuscite par ses rugissements, La panthère, après chaque repas, dort pendant trois jours, et quand elle se réveille, die répand une odeursi suave qu'elle attire.tous les animaux,le dragon excepté. L'éléphant, qui ales jambes raides, dort debout, appuyé contre un arbrc : on profite de son sommeil, on scie l'arbre, il tombe, il est pris. Chaque notice est accompagnée d'une II moralisation II : Ie lion, c'est Dieu; Ie cercle quÏI trace, c'est Ie paradis; les animaux
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ANIMAUX DE BESTIAIRES. - L'aigle. lorsqu'iJ vieillit, s'élève au plus haut des airs, puis se plonge trois fois dans une fontaine qui est du côté de rOrient; alors il redevient , . eune. - Sirènes, qui chantent et jouenl des instruments dans la tempête(ms. de la B. de 'Arsenal,3516),
retrouve la même grâce simple et légère, d'aimables scènes champêtres, de jolies figures de bergères, Ie piquant d'un esprit enjoué et badin,
LA LITTÉRA TURE DIDACTIQUE I. - La littérature scientifique
<< Li Cumpoz Philipe de Thaün, p, p. E. Mall, 5trasbourg, 1873; Ie Bestiaire de Philippe de Thaün, p. p. E. Wa/berg, Lund el Paris, 1900; Ie Lapidaire de Philippe de Thaon, p. p. L. Pannier, dans les Lapidaires français du moyen âge, 1882.
Le Bestiaire de Guillaume, p. p, R. Reinsch, 1890; /e Livre des Bestes, de Gervaise, p, p, P. Meyer (Romania, i.J, 1872); /e Bestiaire d'amour, de Richard de Fourniva/, p, p. C. Hippeau, 1860.
Le Régime du corps, de Maître A/debrandin de 5ienne, p. p. R. Pépin, 1911; /a Chirurgie, de Maître Henri de Mondeville, traduction contemporaine de fauieur, p. p. A. Bos (5, A. T,), 2 vol" 1897-1898, L'lmage du Monde esi encore inédite : une version en prose en a éié pub/iée par M, Prior, Paris et Lausanne, 1913. Les autres encyclopédies (saul /e Trésor de Brunetto Latini, p. p, P. Chabaille, dans /es Documents inédits sur I'histoire de France, 1863) soni éga/emenl inédites.
Voir Ch.- V. Lang/ois, la Connaissance de la nature et du monde au moyen âge, 1911.
C E n'est guère qu'au XIIIe siècle que se répandit I'usage de composer en langue vulgaire des ouvrages destinés à l'instruction des laïques : lapidaires, bestiaires, volucraires, traités de médecine, encyclopédies de toute sorte, Pourtant ces vulgarisateurs du XIII" siècle avaient eu, au siècle précédent, au moins un devancier: Philippe de Thaon, qui écrivit en vers, en 1119, un Compui, un peu plus tard un Lapidaire, enfin un Bestiaire, par lui déJié à Aelis de Louvain, reine d'Angleterre de 1121 à 1135, Nous avons différé jusqu'à présent de parler de ce rimeur, parce qu'il fut, en son temps, un isolé. Mais nous considérerons ici ses ouvrages avec attention : car les plus anciens représentants du genre didactique sont expressifs entre tous.
Le Compul est un calendrier ecclésiastique : iI traite de I'art de mesurer Ie temps, des lunaisons, des éclipses, des grandes éJX>ques de I'année liturgique et de la détermination des fêtes mobiles. II n'y avait rien, dans ce sujet OÙ règne Ie nombre, qui prêtât à la fantaisie. Mais ['auteur a trouvé moyen de I'égayer en Ie II moralisant II ; de chacun des faits quÏI énonce il indique la signification mystique: Ie mois de Janvier, par exemple, est Ie symbole de Dieu, commencement des choses, et c'est de façon analogue que sÏnterprètent les autres mois et les signes du zodiaque, Le Lapidaire contient la description de soixante-quinze pierrcs précieuses, environ: alerita, alamandina, chélidoine, crisolite, galatidès, jaspe, magnès, etc. La provenance de ces
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TRAITÉ DE CHIRURGIE (en français) de Roger de Parme. - Scènes de consultation. Diverses méthodes pour résoudre les fractures (Musée britannique ms. Sloane 1977, XIII" siècle).
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