‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 35 sur 114 · Laïques · texte numérisé non relu

Laïques

Noble et vilain, larges et chiches*, Petitz et grans, et beaulx et laidz, Dames a rebrassez coUetz*, De quelconque condicion, Portant attours et bourreletz, Mort saisit sans exception.

Et, meure Paris ou Hélène*, Quiconques meurt, meurt a douleur.

Celluy qui perd vent et alaine, Son fiel se crevé sur son cueur.

Puys sue, Dieu sçait quel sueur!

Et n'est qui de ses maulx Tallege :

Car enfans n'a, frère ne sœur, Qui lors voulsist estre son plcige ♦.

La mort le faict frémir, pallir, Le nez courber, les veines tendre, Le col enfler, la chair mollir, Joinctes ^ et nerfs croistre et estendre.

Corps féminin qui tant es tendre, Polly, souef <*, si precieulx, Te faudra il ces maulx attendre?

— Ouy, ou tout vif aller es cieulx.

Le théâtre au xv siècle. — Les Mystères.

8». Le plus florissant de tous les genres littéraires au 1 xv« siècle fut le genre dramatique. Il comprend des pièces sérieuses et religieuses q u on Sijû mhiij njistèrssl > et des pièces comiques, nommées farc es, moralités y sotties. 1

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