‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 40 sur 114 · Donnez-inoi la main · texte numérisé non relu

Donnez-inoi la main

PATHELIN. 437

GUIUAUUE.

Et voire * !

Mais marchans, co devez vous croire, Ne font pas toujours a leur guise.

PATHELIN

Comment se porte marchandise?

S'en peut-on ne soigner ne paistre*?

GUILLAUME

Et, se m'aïst Dieu, mon doulx maistro.

Je ne scay ; tousjours hay ! avant' !

PATHELIN

Ha î qu'estoit ung homme sçavant, (Je reqiiier Dieu qu'il en ait l'ame) De votre père. Doulce darne!

11 m'est advis tout clerement Que c'est il de vous proprement.

Qu'estoit ce ung bon marchand el saige î Vous lui ressemblez de visaige, Par Dieu, comme droic^e painture.

Se Dieu eut onq de créature Mercy, Dieu vray pardon lui face A l'ame.

GUILLAUME

Âmerit par sa grâce.

Et de nous...Seez vous, beau sire; Il est bien temps de vous le dire ; Mais je suis ainsi gracieux.

PATHELIN

Je suis bien, par Dieu, précieux.

Il avoit...

GUILLAUME

Vrayement vous seerez.

(Palhelin s'assied.)

PATHELIN

Tant plus vous voy, par Dieu le père,

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