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Il faut toujours peiner, suer et souffler

138 QUir^ZIÈME SIÈCLE.

Veez vous la, veez vostre père* :

Vous luy ressemblez mieulx que goutte D'eaue;je n'en fais nulle doubte.

Quel vaillant bachelier ^c'estoit, Le bon preud'homme ! et si prestoit Ses denrées a qui vouloit.

Dieu lui pardoint ! il me souloit' Tousjours de si très bon cueur rire !

Pleust a Jésus Christ que le pire De ce monde lui ressemblast !

On ne tolUst pas ne n*emblast* L'ung a l'autre, comme l'en^ faict.

(Maniant le drap d^une pièce qui est près de lui.) Que ce drap icy est bien faict !

Qu'est il souef^, doulx et traictis'!

La transition n*est-elle pas jolie? Le drap est cher, car maître Guillaume a soin de surfaire. Pathelin feint de marchander, mais comme il ne payera pas, peu lui importe en somme. DoncTl consent à tout; le paquet fait, il le met sous son bras : « A présent, maître Guillaume, venez chez moi, que je vous paie. Ma femme fait rôtir une oie, dont vous mangerez votre part. Ne tardez guère; on vous attend là-bas tout à l'heure. »

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