‹ Histoire de la littérature françaiseChapitre 42 sur 114 · Maniable · texte numérisé non relu

Maniable

8 Naïf. Les petits oiseaux nouvellement éclos ont le bec jaune.

PATHELIN. 130

A prins • drap qui n'en vaut pas vingt !

Nos deux fripons soat fort contonts l'un de l'autre. Mais rira bien qui dernier rira : ce ne sera ni l'un ni l'autre, ni Pathelin le retors, ni Guillaume le sot, qui n'est pas beaucoup plus honnête.

Le fripon est rentré chez lui, et conte ses exploits h dame Guillemette, qui n'en peut croire ses oreilles.

— Comment Ta il voulu prester, Luy qui est homme si rebelle?

— Par saincte Marie la belle !

Je l'ay armé et blasonné*,

Si qu'il me l'a presque donné.

Je lui disoye que feu son père Fut si vaillant. « Ha ! fais-je, frère, Qu'estes vous de bon parenlaige ?

Vous estes, fais-je, de lignaige D'icy entour plus a louer ! »

Mais je puisse Dieu avouer, S'il n'est attrait d'une peautraille', La plus rebelle villenaille*, Qui soit, ce croy-je, en ce royaume.

(( Ha! fais-je, mon amy Guillaume, Que vous ressemblez bien de chère * Et du tout a vostre bon père ! »

Dieu sçait comiment j'eschaffauldoye, Et a la fois j'entrelardoye En parlant de sa drapperie î (( Et puis, fais-je, saincte Marie !

Comment prestoit-il doucement Ses denrées si humblement?

C'estes vous, fais je, tout craché! »

Toutes fois on eust arraché

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