Père de Vaugelas
2. Le traité de V Introduction à la vie dévote est adressé à Philothée^ c'est-à-dire à l'âme qui aime Dieu.
3. C'est-à-dire de Faber, traduction latine de son nom, Favre.
4. La première partie parut en 1610. La cinquième et dernière est postlmme. — Honoré d'Urfé, né en 1568, mourut en 1625.
niancier pla<;«iit dos portraits contoni{)orains dont ta ressemblance faisait le charme et le prix. Mais pour nous qui ne connaissons pas l(»s ori^nnaux, le piquant de celte ressemblance est perdu.
tw. Les personnages de CAstrée sont tous des bergers
et des bergères, mais de l'aveu de lauteur, « ils n'ont pris
celte condition que pour vivre plus doucement et sans
contrainte », et ne sont pas « de ces bergers nécessiteux
qui pour gagner leur vie conduisent les troupeaux aux
pâturages. » La vie pastorale n'est-elle pas présumée la
plus douce et la plus innocente des professions? Tout le
/ livre semble une réaction contre les sanglantes violences du
siècle précédent, un hymne à la paix reconquise, à l'ordre
I rétabli dans la France heureuse. « Recevez, disait l'auteur
au roi Henri IV, dans sa dédicace, recevez /'i45^?'èe comme
une œuvre de vos mains, car véritablement on vous en
peut dire l'auteur, puisque c'est un enfant que la paix a
fiiit naître, et que c'est à votre Majesté que toute l'Europe
doit son repos et sa tranquillité. » Tout le siècle lut avec
'délices ce roman paisible et reposant, ses conversations
inOnies, ses épîtres quintessenciées, ses délicates analyses
des sentiments les plus délicats. Le goût dominant du
siècle nouveau pour ce qu'il appelait « l'anatomie du cœur
humain » parut avec éclat dans cette accueil fait à l^Astrée,
L'influence de ce roman fut considérable sur tout le
xvn'' siècle, non seulement sur les romanciers, disciples
de d'Urfé, mais sur tous les écrivains, même sur les plus
grands. Elle ne fut pas entièrement heureuse. VAstrée
contribua beaucoup à établir en liltéralurè^lfiTTègle de la
I politesse et de la décence ; mais en revanche, cette galan-
i terie, un peu fade à notre goût, qui s'est mêlée dans ce
' siècle aux plus beaux ouvrages, est sortie de la même
■ source. Si l'amour tient trop de place dans certaines tra-