III. VICTOR HUGO
ba vie ; son caractère. — Victor Hugo est né le 26 février 1802, à Besançon. Sa famille avait des origines très modestes ; son grand-père était menuisier à Nancy : il n'y aurait pas d'ailleurs à le remarquer, si Victor Hugo n'avait prétendu se rattacher à une vieille famille anoblie au xvi* siècle. Son père, Joseph-Léopold- Sigisbert, était général de l'Empire. Victor Hugo, avec ses deux frères, Abel et Eugène, le suivit tout enfant à Naples et en Espagne ; puis il revint avec sa mère habiter à Paris une maison qui. située derrière le Val-de-Grâce, était un ancien couvent de Feuillantines. Victor Hugo» qui y a vécu de 1808 à 1813, en a immortalisé le souvenir :
Le jardin était f/rand, profoncf, mystr-rieux,
Fermé par de hauts mui"s aux regards curieux...
Et tout ce beau jardin, radieux paradis,
Tous ces vieux murs croulants, toutes ces jeunes roses^
Tous ces objets pensifs, toutes ces douces choses
Parlèrent à ma mère avec l'onde et le vent
Ei lui dirent tout bas : « Laisse-nous cet enfant. »
Mis à la pension Cordier pour se préparer à l'École polytechnique. Victor Hugo y fit surtout des vers et prit
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part h des concours pour ] Académie (rançùise (A vantages de l'étude), ou pour lo Jeux Floiuux de Toulouse (Les Vierges de Verdun, le Hétablissetnent de la statue de Henri IV ei Moïse sur le Nilj. En 1822 parut son premier recueil : Odes et Ballades. Il devint aussitôt célèbre, fut protég-ô par Chateaubriand, Fontaiies et en laveur auprès de Louis XVUI. Il est déjà chef d'école, et g-roupe autour de lui un cénacle composé de Samte- Beuve, Antony et Emile Deschamp», Louis Boulang-er. 11 fut reçu à l'Académie française, ie 3 juin 1841. Membre de la Chambre des pairs sous la monarchie de Juillet, il fut, en 1849, envoyé à l'Assemblée constituante par la ville de Paris. Désormais il prend une part active au mouvement politique de son siècle. Exilé après les événements de 1851, il passa les dix-huit années de l'Empire à Jersey, à Guernesey, puis è Bruxelles. Il revint à Paris après la révolution du h septembre et fit partie des ditTérentes assemblées lég-islatives. Il mourut le 22 mai 18S5, à l'cig-e de quatre-vingt-trois ans. Ses funérailles furent une sorte d'apothéose. Ses restes ont été déposés au Panthéon.
GnVce à la long-uc durée de son existence, et aussi à la facilité avec laquelle il a toujours reflété l'opinion dominante, Victor Hug-o est un des écrivains qui représentent le plus complètement le xix" siècle.
Par malheur, son rôle politique lui a valu l'hostilité ou, ce qui est plus redoutable, Tenthousiasme peu raisonné, des partis. Aussi sa gloire est-elle, actuellement, victii.d'une réaction sans doute exagérée.
Son œuvre'. — L'œuvre de Victor Hug-o estconsiaCrc-