L'HISTOIRB AU XIX» SIÈCLE
I. AncuSTîN THiKriRT. — Sa v'io ; l'homme. - Son cEUvre. — L'écrivain. H. GiJixoT. — Sa vie. — L'homiue. — L'historii'n ; son œuvre. -^
L'écrivain.
in. Thikbs. S4 vie. — Son œuvre. —^ L'historien : l'écrivain.
IV. MiiiNET. — Sa vie; son œuvre. — L'iiistorien : l'écrivain.
V. MicHKLET — Sa vie ; son œuvre. — L homme. — L'hislori«n. — L'écrivain.
VI. Lbs uomtbmpo bains. — Ernost Renan ; sa vie ; ees ouvrages. — Le ponseur. — L'historien. — L'écrivain.
Taine ; son système. — Sa mélliodc. — L'écrivain. Pustel de Goulangos ; sa méthode ; sa conception de l'iiistoire. — Son stylo.
Historiens d'aujourd'hui.
Le renouvellement des éludes historiques est une des principales con<|UÔles de la littérature au xix^ siècl L'histoire comme science n'existait pas au débi: du siècle. D'abord son champ était borné. On ne con^, naissait pas les peuples do l'Orient, on connaissait fli peine les Grecs et les Romains, acceptant sur l'orig-inc de ces peuples toutes les lég-endes. Puis l'éducation classique faisait considérer Iliisioire comme une œuv d'art : on se préoccupait de bien écri e, sans se se ciar de l'exactitude et sans faire œuvre critique, écrivains comme Vel/ij et Anquetil se représcntuienl société de Glovis ou de Gharlemag-ne à l'image de la leur. De là une histoire do convention Enfin, l'éducation philosophique avait contribué à nuire k la constilution de rnistoire. Les philosophes, tenant plus de compte de Ja raison et des principes que de l'élude des faits. n<
I . io <lois beaucoup, pour ce chapitre, à M. linbart de la Tour, pi o(cs^>eur d'his^ loiid h la Faculté des lettres de ilurdtaux.
Livra
L'HISTOIRE. Vj|5
Bde leurs idées : cela surtout à propos de l'histoire de
• France. Boulainvilliera y trouve des arguments peur
I défendre l'aristocratie, l'abbé Duhos en trouve pour la
combattre. On fait remonter à l'époque des Francs les
origines du régime représentatif.
Une renaissance des études historiques était donc nécessaire. Il fallait apporter dans l'histoire les deux qualités qui y manquaient : le sens du passé, c'est-à-dire l'imagination, et la critique. Cette renaissance se fit à l'époque de la Restauration, sous l'influence de plusieurs causes dont les principales sent le mouvement scientifique du siècle et le mouvement littéraire du romantisme. L'école historique moderne est fondée avec Augustin Thierry et ses Lettres sur l'histoire de France.