LA LITTÉRATURE AU XVI» SIÈCLE. I8Î
Tantiquilé. C'est du côté de la poésie que se porte i'efforl principal.
1549. — Du Bellay dans la Deffense et Illustration de la langue française donne le programme de l'école nouvelle qui cherche ses modèles dans l'antiquité. Avènement de la Pléiade
'< o50. — Premier recueil de Ronsard. La poésie aborde les g-rands genres.
1552. — Jodelle donne la première trag-édie Cleopâtre et la première comédie Eugène^ imitées de l'antique.
1558. — Traduction des Vies de Plutarque par Amyot.
1570. — Baïf obtient des lettres patentes pour la fondation d'une académie de poésie et de musique.
1572, — La Franciade.
1577, — D'Aubigné commence ses Tragiques.
1580-1600. — Pendant les dernières années du siècle, sous le règne d'Henri III, peu favorable aux poètes, et pendant les guerres civiles, il se produit dans les esprits une sorte de lassitude générale. Cette lassitude se traduit, en poésie, par l'abandon des grands genres et des tentatives audacieuses. Ronsard, qui meurt en 1585, a survécu à la perte de son autorité. L'influence italienne devient chaque jour plus irrésistible (Desportes, Larrivey). L'influence espagnole commence à se faire sentir.
Cette même lassitude se traduit :
En philosophie par le scepticisme :
1580-1595. — Essais de Montaigne.
1001. — La Sagesse de Charron.
En politique, par le besoin de la tranquilhté sous un pouvoir absolu :
1594. — La Satire Ménippée.