CHAPITRE XVÎ
itALZAG ET VOITURE. — DESGARTU».
l. i!«LZAC. — Sa vie ; l'homme. — L'écrivain : sa rhétorique. — Set
luljuence.
.î. VoiT'jRB. — Sa vie. Le familier des grands. —Voiture à l'hôtel de
Rambouillet. Ses lettres.
111. Descartbs. — Sa vie. — L'homme. — Le Discours de la méthode.
— InQueoce cartésienne.
Malherbe avait par sa réforme inauguré la tradition de la poésie classique; il restait à rendre à la prose un service analogue. Avant le xvii® siècle, la prose française a beaucoup de qualités : il lui manque l'unité. Rabelais, Amyot, Montaigne sont de grands écrivains; mais la langue varie avec chacun d'eux, c'est la langue de Rabelais, d'Amyot, de Montaigne. Il restait à créer une langue qui fût, non celle de tel prosateur, mais la langue de la prose française. Celte œuvre réclamait moins un homme d'un esprit fort original qu'un homme dégoût, de patience, de labeur : ce fut Balzac.