LES MORALISTES : PASCAL
de l'homme, sur la valeur des philosophies et sur I^ nature de la relig-ion.
Pensées sur l'homme, la philosophie, la religion.
— - Pascal veut prouver aux indifTérents qu'ils ne sauraient se passer de laTcfierion. C'est avec ce projet qûll va l'ciiro le lablcJiLi <\<' !;i \ic lui inaine.
Et d'abord la raison se suffit-elle sans le secours de la i^ révélation ? La raison est incapable de résoudre çer- * • taines q.ufîstiôns3^~Tncapable de prouver la vérité de ses principes. D'ailleurs toutes nos facultés contribuera à Q,ousabusei\ Les h^ns : « abusent la raison par de fausses a . apparejices^ et cette même piperie qu'ils apportent à la raison, ils la reçoivent d'elle à leur tour : elle s'en revanche. » Ljmag'ination : « C'est cette partie décevante dans l'homme, cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fouiLc qtrclle ne l'est pas toujours. » Le]ugemeni : « Il n'y a qu'un point indivisible qui soit le véritable lieu... la perspective l'assigne dans l'art de la peinture. Mais, dans la vérité et dans la morale, qui l'assign-ira? » Il y a encore bien d'autres causes d'erreur : Ig^coutume, l'âge^ les maladies. rintérAU" merveilleux instrument pour nous crever les yeux agréablement ». C'est pourquoi on remarque tant de diversité g. iansjes^ ppinLojiilHêâ Hpmmçs j." trois degrés d'élé va Liûn dujjôle renversent toute la jurisprudence... Plaisante justice qu'une rivière borne. Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà. » Et c'est encore pourquojjtou tes %, les instituiticiji& purement -humaines- xiloiit qu'un fondement ruineux,.
XêLest le« scepticisme », le pyrrhonisme de Pascal.^ . On voit en quoi il consiste eTqulI est très réel, mais en 'ant seulernent qu'il s^agjt de^rhomme privé de la grâce, jr Pour cette partie de son œuyre^P,a§cal tro.uve un gjjié
dans^ Montaigne ]^ s'en sert continuellement, s'en
inspire, ou le transcrit. Il se plaît à voir, « dans cet auteur la superbe raison si invinciblement froissée par ses propres armes ». Il est tout près « d'aimer de tout son cœur le ministre d'une si grande vengeance ».
Qu§[ie.-eaL ensuite- liL-condition de l'hommo, ici-bas Y "t^
'' Rlle est misérable^ et la tristesse y est si parfaitemeat inhérente, jue Thomme ne saurait on supporter !a connaissance et rester en repos en face de soi. Le jeu, la chasse, le travail du savant, les occupations du magistrat, du conquérant, du roi, to us ^esTTj i e n s prétondi^s n'ont d'autre utihté que de dçtoujnfir l'homme do lui- 3. môme et de le div£riiL^<>^ Les hommes,' n'ayant pu g-uérir la mort, la misère, l'ignorance, se sont avisés, pour se rendre heureux, de ne point y penser. » C'est ici ce qu on a appelé le pessimisme de Pascal. La codclusion en^est que ces biens, qui n'ont point de réalité par eux-mêmes, ne peuvent être le prix de l'existence, et que lajin de l'homme ne saurait être ici-bas, mais doU être aillouxfiL ~~
Mais si Pascal a marqué en traits si vifs la faiblesse et •^L la misère de Ihomme, nul aussi n'en a mieux connu la yrandeur et cette dignité qui réside ~Fii 1m jk n-^i'vT « L'homme connaît qu il est misi^rable : il est donc misérable, puisqu'il l'est; niais il Qs^LblÊ" ■■■vx? puisqu'il Je
connaU^ » « LJiomme n'est qu'un ro ^ i-Uî? laii>lo
de laJialure-^JUûis c'est un rosenu penstint. »
Ce jîonlrasie, voilà pour P l'inigme. « Quelle
chimère est-ce donc que rhunuiic, quelle nouveauté, quel monstre, quel sujet de contradiction, quel prodigel Juge de toutes choses, imbécile ver de terre, dépositai du vrai, cloaque d'incertitude et d'erreur, gloire >*»^ rebut de l'univers... » Aucun système de pliili jie
''i. résout l'énigme, car chiicun n'a aperru qu'un n>uj de notre nntiirn, ft tnns pj^ drtruisent; « La nature confon les pyrrhoniens, et la raison confond les dntrmatiques. * Seule la religion peut tout expliquer, l lu dogra
delà cliiijj! « Si Thomme n'avait jamais olo corrompu il jouirait dans son innocence et de la vérité et de tam félicité avec assurance. El, si Ihommc n'avait jamaiall été que corrompu, il n'aurait aucune idée ni de la vérité ni de la béntilude. » Misère et grandeurj)euyenj «insi se Jrouver réunies. « t^e sont misèreV^d'un graufi sei» ■ gneur, misères d'un roi d(''possédé. » C'est donc à liu. religion qu'il faut'jous adrp«ser. u écoutez Dieu ! » Il
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