AUTRES ÉCRIVAINS BU TROISIÈME SIÈCLE AV. J. C
RHIAKUS. — ARATDS. — ECPHORION DE CHALCIS. — HERMÉSIANAX, ETC.
Tandis que la poésie et. la science brillaient d'un si vif éclat dans la patrie de Théocrite et d'Archimède, et que l'érudition alexandrine contrefaisait le talent et le génie, c'est à peine s'il restait çà et là, disséminés dans diverses contrées, quelques hommes dignes du nom de poètes ou de prosateurs.
Rhianus.
Un certain Rhianus, Cretois, avait écrit plusieurs poèmes héroïques : une Héracléide, des Thessaliques, des Messénia-
Î^ues, etc. Le fragment de vingt et un vers sur l'action de a Justice, ou plutôt sur les vengeances d'Até, serait une chose remarquable si Rhianus avait véritablement tiré de sa minerve ces pensées, ces images, ces vives expressions. Mais il n'a guère fait que fouiller sa mémoire : c'est Homère, c'est Hésiode, c'est Eschyle qu'il faut saluer au passage, en lisant ces vers. Rhianus n'y est que pour l'arrangement et
8our quelques ornements de mauvais goût. Si les poèmes de hianus n'étaient que des pastiches de ce genre, nous n'avons pas beaucoup à regretter de \es avoir perdus.
JLratuft.
Aratus, dont le poème astronomique1 nous a été conservé, était un savant universel, médecin, mathématicien, critique, etc. On s'en aperçoit un peu en le lisant : il a très-exactement résumé ce qu'on savait alors sur l'apparition et la disparition des astres, et sur les signes naturels qui permettent de pronostiquer le beau ou le mauvais temps ; il a même écrit en non style, et ses vers sont généralement bien tournés et suffisamment simples ; mais il a oublié un peu trop que ce n'est pas là toute fa poésie, je dis toute la poésie didactique, et il est resté sec et ennuyeux , en dépit de ses mérites,