HISTORIENS ET SOPHISTES DU TROISIÈME SIÈCLE
DipN CASS1US. — HÉROMEH. — ÉLIElt. — LES DEUX PHILOSTRATE, — DIO- GÈNE DE LAERTE. — ATHENEE. — ALCIPHRON.
La littérature grecque du ni9 siècle est presque tout entière dans les noms de Plotin, de Longin, de Porphyre et d'Iamblique. Ce n'est pas que nous ne possédions des ouvrages considérables, composés par d'autres auteurs appartenant à cette période; mais ces ouvrages, précieux à certains égards, n'ont rien, ou presque rien, qui les recommande à nos yeux. Dion' Cassius est un historien du troisième ou du quatrième ordre. Son Histoire romaine, que nous avons en partie, sert à remplir plusieurs lacunes dans les annales du peuple romain ; mais le style en est inégal et déclamatoire, et Dion n'a ni un jugement parfaitement sain, ni une critique suffisamment éclairée.
HérodtoB.
Hérodien, qui nous a laissé une Histoire des empereurs depuis la mort de Marc Aurèle jusqu'à l'avènement du jeune Gordien, est un écrivain disert et agréable, mais plus curieux de se faire lire que d'instruire véritablement le lecteur : on dirait même qu'il ignore les deux sciences qui sont comme les yeux de l'histoire, la chronologie et la géographie.
ÉUen.
La compilation d'Élien, intitulée Histoires diverses, n'est qu'un fatras de matériaux empruntés à d'autres livres, et entassés sans goût, sans jugement, sans critique.
Lee deux Philostrate.
La Vie d'Apollonius de Tyane, par Philostrate l'ancien, est pleine de fables absurdes, d'erreurs géographiques et d'anachronismes. Philostrate est un sophiste et un sectaire plutôt qu'un historien. Il écrit agréablement; et, s'il n'avait prétendu composer qu'un récit imaginaire, on pourrait le