Athénée, p. 408. F
i. 11 'liscatait, jiar exemple, l'auth^^nticito il<'S diverses œuvres d ..l-MoJe iOainlili^n. I, l, 15, à propos des *r^o(»T,xaidH Cliiron).
3. Les p'Sans delphiques retrouvés par M. Ilomolle, de même qu- c-lai d'|syIlos à Épidaure, à peu prés contemporains d'Aristophaii-ir de Byzance, sont encore écrits selun l'ancien système.
4. Cf. Quintilien, X, 1, 54 et I. 4. 3. Cf. Stefleu, De Canone qui dicitur Arislophanis et Aristarchi^ Leipzig, 1876.
Aristarque fut le plus célèbre des disciples d'Aristophane de Byzance et son successeur comme bibliothécaire *. Né à Samothrace vers 215, il vint, comme tant d'autres, à Alexandrie, oùPtolcmée PhiIométor(18i-146) lui confia l'éducation de ses enfants. A la mort d'Aristophane de Byzance (vers 180), il fut nommé bibliothécaire. Il mourut à soixante-douze ans (vers 143). — Comme Aristophane de Byzance, il avait défendu, en grammaire, la théorie de Vanalogie. Mais son activité se porta de préférence vers la publication et le commentaire des poètes classiques. On lui devait des éditions d'Homère, d'Hésiode, d'Alcée, de Pindare, de certaines parties d'Eschyle, et d'innombrables commentaires cxégétiques (huit cents, selon Suidas) qui touchaient à presque toute la poésie classique.
Le nom d'Aristarque éveille aussitôt l'idée d*un goût sûr, fondé sur une science profonde delà langue grecque. Son principal titre de gloire était dans ses deux éditions d'Homère et dans les commentaires dont il les accompagna. Les scholies du manuscrit de Venise nous ont transmis de nombreux vestiges de su doctrine, que nous pouvons encore apprécier dans une certaine mesure. 11 semble bien qu'en effet il ait eu à peu près toute la science grammaticale et toute la sûreté de goût qu'on pouvait avoir de son temps. Il comprend qu'il ne faut chercher dans Homère ni arrière-pensées ni symboles, conmie fai-
i. Notice do Suidas. Cf. Egger, Mémoires de liilér. anc.» p. 126-103 ; Lohrs, De Aristavchi Sludiis Homericis, Leipzig, 1805 (2« éd.), et Ludwig, Aristarchs Homerische Text-Kritik, Lei[>zig, 2 vol., 1884 et 1885 (travail confus, mais plein de choses, où l'on trouve notamment tout ce que Didyme nous a transmis des commentaires d'Aristarque sur Ilomère). — A. Pierron, dans l'Introduction de son édition de VIliade, consacre à Aristarque quelques p;^cs instructives, mais où l'admiration n'est pas assez critique. V. aussi Wilamowitz, Euripides Berakles (!•'« éd.), p. 138 et suiv., et P. Gauer, Grundfragen der Homer Kritik, Leipzig, 1895, p. 11-35.
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saient les stoïciens. Il Tentend au sens direct et naïf> Texplique par lui-même^ et connaît à merveille les textes. Mais cela ne veut pas dire qu'il satisfasse entièrement la science moderne^ qui lui trouve souvent le goût timide et l'esprit un peu étroit *. C'était, par exemple, une étrange idée que de faire d'Homère un Athénien '. Aristarque avait bien vu qu*il y avait de certains rapports entre le génie d'Athènes et celui des poèmes homériques, mais ni le sens de l'histoire ni le goût ne l'avaient averti de la mesure très restreinte où la chose était vraie. C'est qu'Aristarque, en effet, comme tous ses contemporains, fait mal la différence des temps. En outre, il est plutôt un « humaniste » qu'un érudit : il est assez peu curieux de l'histoire. Dans son commentaire sur Pindare, en particulier, cette insuffisance a été relevée par Bœckh avec vivacité '. Quoi qu'il en soit de ces réserves (et de celles que nous avons exprimées plus haut sur la possibilité de donner un bon texte d'Homère), rautoritéd'Aristarque fut triomphante dans l'antiquité, et l'Homère que nous lisons aujourd'hui est probablement eu grande partie l'Homère d'Aristarque *. De nombreux disciples continuèrent sa doctrine et défendirent sa gloire ^, si bien que son nom même est devenu comme synonyme de critique presque impeccable ®.
i. Cf. Wolf. Prolegomena, p. GGXXXI.
2. Cf. WestermanD, Vitarum scripiores, 2» et 5» biogr. homériques.