Aiist^céte. I. 10, dans les EpUioloffr, graeci (Dldot
4. CL Dîlthev, Dt t'aUimaehi Cfdippa, I^ipzig, îHfiZ ; Couat, p.
informe Cydippé de l'amour d'Acontios; vainement les parenls de Cydippé veulent le marier avec d'autres, elle mourrait d'amour, si l'oracle de Delphes, en révélant son secret à ses parents, n'assurait enfin son bonheur. Autant qu'il est permis d'en juger par l'œuvre d'Aristénète, il semble que le principal mérite de Callimaque, dans ce petit roman d'amour, fût d'avoir analysé avec une finesse et une précision toutes nouvelles les diverses phases do l'afritation morale traversée par ses héros: en ce sens, il serait le véritable maître d'Apollonios de Rhodes, le créateur de Médéc, le premier des grands analystes en fait de psychologie amoureuse. Nul doule d'ailleurs que l'ouvrage, dans son ensemble, ne fut une œuvre de beaucoup plus de savoir et d'habileté qur d'émotion, et, même dans cet épisode célèbre, rien ne prouve que Callimaque ait poussé son analyse au delà des signes extérieurs de la passion, ni qu'il ait entendu le moins du inonde dans son propre C(cur l'écho de leurs craintes et de hnirs espérances.
\/Bécalé fut un de ses derniers ouvrages. Comme Apollonios, dans leur grande querelle, l'accusait de ne décrier Tépopée (|ue par impuissance d'en faire une luimême, il voulut répondre à son ennemi en montrant par un exemple ce <jue d(?vait être l'épopée moderno, l'épopée vraiment originale, et il lit VHecalé, c'est-àdire un poème d'environ cinq cents vers, où la fausvse conception d'une sublimité artilicielle et convenue fait place à la simplicité pittorescjue de la vie familière et à de jolies curiosités, a Hécalé » est le nom d'une vieiUe fennne de la campagne attique (jui avait donné l'hospitalité à Thésée la veille de sa lutte contre le taureau dt» Marathon. Dans l'épopée ainsi comprise, la lutte contre le taureau passe à l'arrière-plan ; la première place est occupée par Hécalé elle-même, parla peinture de sa demeure, par ses entretiens avec le héros, peut-être par