Georg.y I
4. Cf. Couat, p. 465-469. — Fragments dans Hiller, EratosUienis carminum reliquiae, Leipzig, 1872.
5. Suidas, NtxavSpo; ; Vie anonyme, dans Westermann, p. 61 et suiv. Cf. Susemihl, I, p. 302-307.
6. Publiés en dernier lieu par Otto Schneider, Nicandrea, Leipzig» 1856, et dans les Poetae bucoiici de la bibl. Didot.
ÉRATOSTHÊNE, PARTHÈNIOS DE NIGÉE 247
son goût> bion alexandrin, pour les aventures romanesques et les métamorphoses *.
L'élégie, si cultivée par la première génération alexandrine, inspira encore à Ëratosthène un poème assez célèbre, son Érigone, dont il nous reste quelques vers à peine *. On sait qu'Érigone était la iille de cet Icarios à qui Dionysos avait enseigné Tart de cultiver la vigne. Érigone, selon la légende, fut changée en constellation avec son chien ^ Il est aisé de voir que le poèmed*Eratosthène devait ressembler, par l'inspiration, aux AîTia de Callimaque : c'était une élégie mythologique et savante, où le grand astronome introduisait encore, par un détour, sa science préférée. L'œuvre était d'ailleurs élégante, sans faiblesses, mais sans beautés de premier ordre *.
Après Ëratosthène, il faut descendre jusqu'au i*'' siècle pour rencontrer de nouveau un poète qui se soit fait un nom comme élégiaque : c'est Parthénios de Nicée, l'ami de Gallus 5. Il vint à Rome en 73, comme prisonnier, après la prise de sa patrie par un lieutenant de Lucullus. Son talent lui valut la liberté, selon Suidas. II fut lié avec Cornélius Gallus et connut probablement Virgile •, qui traduisit un de ses vers dans les Géorgiques '. Nous avons de lui un ouvrage en prose. Les souffrances d'amour (Ilgpt ipcoTixoiv TuaÔTîfiiaTcov), qu'il avait composé