Photius, loc, cil
cal de Pyrrhon, au service duquel il avait mis toute la dialectique et toute la savante méthode de TAcadomie. Comme écrivain, Enésidème nous est inconnu, mais il a toujours sa place dans Thistoire de la philosophie ^
La rhétorique, comme la philosophie, trahit un certain eiïbrt vers la nouveauté; mais ici les noms saillants et les œuvres durables sont rares. La réputation d'Hégésias, si brillante au m® siècle, avait bientôt décliné : ses concetti, son éloquence à pointes et à facettes, avaient provoqué de divers côtés une réaction, incertaine d'abord, ensuite plus vive. L'école philologique de Pergame, en relations fréquentes avec Athènes, donna le signal d'un retour vers Tatticisme. On a vu plus haut que Cratèfidc Mallos, l'un desXondateurs de la philologie de Pergame, avait consacré un long ouvrage à Tétude du langage attique. En même temps, Rome entrait en scène : Cratès y fut envoyé comme ambassadeur par Attale; il fallait discuter avec le Sénat; le sérieux dut rentrer peu à peu dans l'éloquence ^ La forme du discours subit le contre-coup de ce changement. On se dégjùta des jeux de mots et des pointes. Presque personne cependant ne se proposa pour modèle la simplicité vigoureuse d'unDémosthène. Les uns, surtout en Asie, se tirent une éloquence abondante et fleurie qui visait sans doute à rappeler Isocrate : c'est l'éloquence asiatique contemporaine de Cicéron, celle qu'IIortensius avait transportée à Rome ^ Cicéron mentionne Eschvle de Cnide et Es