‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 234 sur 605 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

d'auguste a domitibn

Pour les auteurs dont il ne reste que des fragments ou des ouvrages de peu d'étendue, voir les notes bibliographiques au bas des pages.

DiODORE DB Sicile. — Manuscrits. Sut les mss. de Diodore, consulter la préface de Dindorf (édition de 4828) et ses additions dans son édition de la Biblioth. TAbner. Le principal^ pour les parties conservées dans leur entier, est un ma. de Vienne (Vindobonensis 79). Les autres parties proviennent des recueils de Constantin Porphyrogénéte (De f'nstdt», ms. de TEscurial ; de virlutibus et viliis, ms. de Tours; de legatU, ms. de Munich; de sententiis, ms. du Vutican). Voir, plus loin, les notes bibliographiques du texte. — ÉiUions. Après celle d'Henri Estienne, in-fol. 4 559, les principales sont : celle de P. Wesseling, avec trad. lat.de Laur. Rhodoman et les annotations de divers savants, 2 vol., Amsterdam, i746, ; celle de Eichstaedt, qui n'est guère que la reproduction delà précédente, 2 vol., Halle, 4800; l'édition de Deux-Ponts, par Eyring, qui a également pour fondement celle de Wesseling ; les trois éditions de L. Dindorf, savoir : celle de 4828-<83<, dite editio major, Leipzig, 5 vol. in-8'; celle de la Biblioth. Didot, enrichie de fragments nouveaux par G. Millier, Paris, 18i2 ; celle de la Biblioth. Teubner, en 5 vol., Leipzig, 1867; nouvelle édition dans la même Biblioth. Teubner, par Fr. Vogel, commencée en 4893. — Les fragments avaient été publiés à mesure qu'ils étaient

retrouvés ; ceux du ms. de Tours par II. do Valois, Paris, 1634 ; ceux du ms. de l'Escurial par P'oder, Daruistadt, 1848; ceux du ms. du Vatican par A. Mai, 1850 (i^criptor. veter. nova colléeiio, t. II).

Traiuctions frunçats^sde Terrasson, Paris, 1737, 7 vol. in- 12, (très inexacte) ; de Miot de Mélilo, Paris, 1834; de liocfer, Paris, i846.

Denys d'Haligarnasse. — Manusctits. i" Ouvr.vgf.s de RiiÉTOUiyuE. Les ouvri^^es de rhétorique de Denys sont dispersés dans des iiiss. nombreux et très incorrects, qui n'ont pas encore été l'objet d'une étude d'ensemble définitive. On trouvera des indications part.ellesdans la préface de H. van Herwerden, en tête de son édition des Epistolae crilicœ très ; dans celle de Usener, en tête de son édition du De imitatione ; dans un travail du môme savant (ycue Juhrb. f. Philologie, t. CVII, p. 445); dans relui de L. Sadée, De DionysiiHalic. st^ipiis rhetoricis qusstiones criticœ, Strasbourg, 1878 (extrait des Disstrtatioues phihbgicx Argentoratenses) ; et surtout dans l'excellente préface de A. M. Desrousseuux à son édition du Jugement sur Lysias. Les deux principaux mss. pour les ouvraj^'cs de rliétorique sont V Ambrosianuii D 119 suppl., du xv** s., et le Laurenlianus F (pi. Lix, 13), du xii* s. — 2* Histoire romaine. Étude des mss. par Kiessling en tète de son édition. Pour les dix premiers livres, les plus importants sont un Vrbinas (\.^ s.) et un Chisianus (même temps) ; le 1 1*^ livre nous a été conservé seulement par des mss. plus récents. Les fragments des neuf derniers livres proviennent des recueils d'extraits de Constantin Porphyrogénéte, conservés dans les mss. cités plus haut à propos de Diodore de Sicile. Un ms. de la bibliothèque Ambrosienne, de Milan, a fourni ùAng. Mai r.46r^^^ qui permet de suppléer en quelque mesure aux livres perdus [Scripior. vct, nova coU'Ctio, t. II). Sur l'état du texte, consulter Cobet, Observationes rrit. et palœo'jr. ad Dton. Halte, antiiiuitntes romanasy Leyde. 1877.

limitions. Les œuvres complètes ont été éditées pour la première fois en grec par Rub. Estiennc, Paris, 134 G. Les principales éditions ipil ont suivi sont : celle de Sylburg, avec traduction latine, Francfort, 1386; puis celle de Reiske, 6 vol. in-8», Leipzi;;. 1774-1777. Celte dernière a été reproduite, avec les fragments découverts par Ang. Mai, dans la petite édition de la bibliotli. Tauchnitz, Leii)zig, 1823. — L'Histoire romaine a été publiée séparément par A. Kiessling dans la Biblioth. Teub-

BiBLioon\rniK «:U

ner. Leii.7.:^, «860-70. Une noiivoU»^ t^.Ution» »lni^ ;\ Jî»ooI\v, a été oo iiTiienorO on <$8d «ïans la «nôrno oollivlion. • Pour lo^ ouvruijes do rhôtori»ine, doul lo loxlo ôlait purtioiilh^voinont dêfoctiioux, lies êdilioni; partiollos «Maiont iutlispons.ildos, \\ faut citer les suivantes : Dionys. /ïii/iV qustolj^ rriliV^r f»y> [tinm ai Ammjtum, nna a'iCn. Pompritim^. do 11. van llorwordon, t;roninjrne, 1861 : l^remirre lettre à Amm**t\ lo\to ;îroo annt^ti^ par II. Weil, ï^ïris, 1878; Dion. //n/'C. lihmrum tie imiM/ioHi' rf*/»i/ti»;r f'pintulx'juecritirx (iw» (Lettre ;\('.n. Poinpôeot lollro A AinnuroHMur Thucyd.), de Herm. Usenor, Bonn, IHSl»; Juufmeut sur / j/miI», texte et traduction française avec un oomnïonlalro crili«|no et exidicatif, par A. M. l)osrousscan\ et Max K-KW»^*'» l*arlN, Hachette. 1800 ; Dinnyaii Unlk, tfu:v frrhir ars rhcforitn, pur Herm. TJsener, Leipzig,', IHO.î. Kniln, on peu! rappeli^r )»nur mémoire le très mé«liocro travail do K. (îron, Hjsamun rnhtfutt d^s plus céUbres écrivains du ta (iri'r.r ^ar Ih'nyn iVlliiliMrnunm^ texte, traduction et notes, Taris, 1H;0-*27, :I vol. In-H".

Stuabon. — Manmnritfi. Kludc» ^^c'-ncraln do Kr.ininr daim lu pr»'?facedo son éiiition. (les mss. sunt trrs corrompus et |^i'«n/' rale:n^nt in<*omplels. Le îneillenr, (piin^l \r l*nrininu» 1.'H>7(A), ne contient (jue les neuf prcnii«;rs livres. Jl lioit rlr** HUppU*/», pour les huit autres livr<*s, par la Varisitius 1..0J, «jul (ontimit tout l'ouvra^je, avec d'a^-ez ^^raves hn'unï'y. Mvir'. Mhr/t;'/'m et listes de chaiiitres nous ont ijU\ con-wrv/îs, It'Kpifofnr Inlaiina se trouve dans je nis. :jys rh» Hei«ie||i«'r;/ fx" nj; VKftHnmr Vaticana, dans le ms. iSi du Vatican 'xiv" h.|, — Sur |V4at du texte. A. Meinc-k'*, Vlndif-inrum ilnthimiauarum llhrr, l*«rrlirt, 4S5'2. — Éditiort^. Klition prin«eir- ^n î-Tec;, Ald'î, f.ilO. Loh lé i! lion- \ menti'^nn^rr ^'int .«-'dl'; d«: O isiui/on, J'ari-, 10 '0,/ioiit ■"•n •" t" •!-.«'ij j;uri»*-'n''ijr ir jM;';n;iîi';n : '-i-lh; «le (',t,r:ii, ï'.tru'., 1^î"^.t^': [■;> l'.:i;t.ori f-riOui': d^- Kra-n-rr, l>r|in, IHii .i2, q .: '; r.i'i'rir ^1:1 [.'■/'••• import^int >iuri- l'î-^-titl ■. tî'ti*'fii du te-t-^ : ^f:'> :e Mrir.- ;:'r. i'j';- :• Jî.j,;;'.*fj. 'J *•■./,?.«:'. L'jj,/;j/, !*j';. f ^:-: - :r ; ' j '. ■' . :. . . ,•. . • .:. • ^ // ;".»;,'] t,'>utir*'. *U', ::::r : ;--: ;-l.v :•:«:. ^.J ..^r^'l. \f .'.r.^:. 'y.:, \'V,i,..Mt. î^.:.:. ,%.r: -r î. . * '.: V- î, ■.•.!',' , \'<,'. — \,^ Pfn'j

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mss. dérivent d'un exemplaire de la bibliothèque deCésarée, copié et corrigé au iv® siècle. Les principaux sont le Lauren- Uanus 10» 20 (du xiii® s.), le Vaticanus 381, les Monacenses 459 et 113. — Éditions, L'édition princeps, donnée par Turnôbe, Paris, 155*2, était encore très incomplète. Divers opuscules furent mis en lumière dans la fin du x vi' siècle et dans le courant du x vii«, notamment par Hoeschel. Au xviii® siècle, parut l'importante édition de Thomas Manjjfey, avec traduction latine et commentaires, Londres, 1742, 2 vol. in-fol. AngeloMai publia à Milan, en 1816 et 1818, plusieurs opuscules Jusque là inédits. £n 18*22 et 1826, le Éazariste J. B. Aucher y ajouta en latin, d'après une traduction arménienne, les opuscules Sur la Providence (I et II), Sur les animai/a;, quatre livres SurlaGenèsef deux Sur r Exode, et d'autres encore. C'est le texte de Manpey, ainsi complété, qui a été reproduit [)ar Holtze dans la petite bibliothèc|ue Tauchnitz, Leipzig, 1851-53. Il sera heureusement remplacé par celui de la grande édition critique de L. Gohn et Wendland, dont le tome I a paru à Bi^rlin, en 1896.

Fl. Joseph. — Manvscrfta. Sur les mss. do Joseph, consulter les préfaces des tomes 1, III, V, VI, de la grande édition de Niese (voir ci-après). L'Antiquité juive semble avoir été ordinairement divisée en deux parties, la première contenant les 1. i-x, la seconde les livres xi-xx avec l'Autobiographie. — Les mss. de la i)remière partie paraissent dériver d'un archétyjie datant du second ou du troisième siècle. Ils sp divisent en deux groupes. Le premier, qui représente une tradition plus pure, comprend aujourd'hui deux mss : R, Parisinvs gr. 1121 (xiv° siècle) et O, Bodleianus, Miscell. gr. 180 (xv*^ siècle). L'autre renferme tous les autres mss. et dèrivo d'un exeuii>laire qui a été corrigé et remanié; ils sont donc plus éloignés de l'archétype, bien que plus corrects parfois en Mpparcncc. — Les mss. de la seconde partie et de VAntohio(jrai>hie remontent, eux aussi, probablement, à un archétype du second siècle. Le plus voisin de l'original, nuilgré ses fautes, est P, Palutinus 14, de la biblioth. vaticane (ix'^ ou x*^ siècle). — Nous possédons en outre un abréyé dcVAntiijuité juive en grec, (]ui semble avoir été composé, au x*^ ou au xi*^ siècle, par un Grec instruit, et qui peut servir quelquefois à corriger le texte original. Voy. Niese, éd. citée, t. I, p. xviii et suiv. Cet abrégé a été utilisé par Zonaras, dans la composition de sa chronique, au xii® siècle. — Pour la Guerre des Juifs, les meilleurs mss. sont le Parisinus 142j, du x*^ ou du xi^ siècle (P de Niese), et un

Aml>ro$ianus (A de Niese), du môme âge. Toutefois, les autres mss. «semblent avoir conservé, çà et là, une tradition indépendante et meilleure. Ces mss. sont décrits dans Niese, t. VI, Prsefatio, — Les mss. du Contre Apion dérivent tous, selon Niese (t. V, Prœfatio) du Laurentianus LXIX, 22.

Éditions. Les ouvrages de Joseph furent d'abord édités en latin. L'édition princeps en grec parut à Bûle, en i544, par les soins d'Arien. Les xvi®, xvii® etxviii* siècles, très épris de l'historien juif, multiplièrent les éditions de ses œuvres. Il suffira de mentionner ici : celle de Thomas Ittig, Cologne, 1691 ; celle de Havercamp, La Haye, 1726, qui a établi la division traditionnelle du texte; celle de Dindorf (Bibl. Didot), Paris, 18i5. — La meilleure édition aujourd'hui est celle de B. Niese, en sept vol. in-8% Berlin, 1887-95, avec un apparattts critique très complet. On doit au môme savant une editio minor, plus riche que la grande en conjectures et en corrections. — L'édition de la Bibliotheca Teuhneriana» due à Naber, donne à peu près le môme texte; l'annotation criti(iueest plus abondante que dans la petite édition de Niese.

SOMMAIRE

I. Disparition dos royaumes grors. Rome, centre du monde ; son iniîuenco. — II. L'liisli»ringraphio ^rrerqiu* à Home: Diodore de Sioil^ï. — III. Pri*ini*T'=i syiiij»l<!nnos t\r ronnissîince d'un art littéraire. Grammairiens d»' Unmc et •r.\lexan«lrie au premier sii-rl»; «io l'ompire. Les rhéteurs : Aftolludoréens et Théodoréens. — IV. Denys 'l'Ilalirarnass^. Sa si>ci«'rtô. S»*s écrits de théorie et de critique litlnrairo. Iviir mérite. — V. Son Histoire primitive de Home. — VI. C-?ciliu3. L'auteur inconnu du Traité du Sublima. — VII. StralK)n. S»îs Éludes hislori'fws et sa Géographie, (jéographes secondaires : Ménippe de Pergame i-t Isidore de Charax. — VIII. Les historiens Je second ran;.' »^t IV-ru Iili«»n hist«>riqu»* : Nicolas de Damas; Juha ; A|ion: Pamphila. — IX. La philosophie. Xéopythagorisme ; écrit» apocryphes. Les Sextius ; .Sotion ; Moderatus ; Apollonius de Tyane. Le Tableau de Cubes. — X. Le stoïcisme, r'.ornutus: Musonius. — XI. Littérature gréco-juJaï-jue. Philon le juif. Sa vie, ses écrits.

Sa méthode et sa doctrine. Son mérite d'écrivain, son influence. — XII. L'histoire juive ; son heure sous les Flaviens. Joseph ; sa vie. La Guerre des Juifs ; VAnliquilé juive ; Autohiuijraphie ; Contre Apion. L'historien Jnstus de Tibériudc. — XIII. La poésie du premier siècle. Anthologie de Philippe. Poésie dr:imati(îu<» ; Philislion de Pruse. Poésie didactique.

La période que nous considérons dans ce cliapilre s'étend depuis le milieu du i" siècle avant J.-C. environ jusqu'à la mort de Donnlien (9R ap. J.-C). Elle embrasse donc un peu plus d'un siècle. C'est, comme nous Tavons dit plus haut, une période de transition. L'art alexandrin disparaît, avec les idées qu'on peut appeler hellénistiques. De nouvelles idées commencent à apparaître, en morale, en relif^ion. en littérature, et aussi une conception ditFérento de la société. Pour les traduire, un art nouveau cherche à se constituer: mais rien de tout cela ne se dégage encore nettement. Ce sera seulement à partir du règne de Xerva, et dans le cours du second et du m® siècle, qu'on verra s'épanouir successivement, comme autant de productions caractéristiques de Tage impérial, la philosojihie morale sous la forme que lui donneront Dion de Pruse, Kpictète, Plutarque^ Marc-Aurèle, la sophistique avec Polcmon, Ilérode Atticus. Elius Aristide, Maxime de Tvr, l'iiistoriographie renouvelée par Arrien. et Appien, puiscontinuée par DionCassius, Hérodien, le pamphlet social et religieux avec Lucien, l'aptdogie et la théologie chrétiennes avec Justin, Athénagoras. Clément, Origène, enfin le néoplatonisme avec IMotin et Porphyre. En attendant, on essave de tout, sans avoir encore bien clairement conscience de ce qui est appelé au succès.

La Grèce propre, devenue la province d'Achaïe, n'a

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