I, 51. Cf. XIII, 103, 4 et
2. Chronologie do Diodo/o dans TMition do Dindorf, t. III, p. XIX, De Chronoloffia Diodori, où sont reproduites les pages de Clinton (Fasti llelL, t. II, p. XXI) sur re sujot. Cf. pour la chronologie romaine. Th. Moninisen. Fabiiis und Diodor (Rom. Forsch., II, p. 2il et Hennés, 1878). Sur ces difficultés, voir Bouché-Leclercq, Manuel des InslU. romaines, p. 590.
3. Cette étude a été commencée à la fin du dernier siècle par
DIODORE DE SICILE a\7
exposé, il suit un autour principal, qu^il no nonnuc pas, mais que Ton peut ordinairement reconnaître. Il le choisit le plus souvent, moins pour son renom <lo V éracité, que pour certains caracliTCs de son récit : il aime la multiplicité des détails, la variété, les tableaux éloquents, plus encore les histoires d^ensemhle tout(m faites, qui simplifiaient sa tache : c'est ainsi qu'il a négligé Thucydide et Xénophon, pour se servir d'Kphore, parce que celui-ci avait simplilié les récits de ses prédécesseurs et que d'ailleurs sa nature d'esprit ecmvenait mieux à celle de Diodore.
Ses principales sources semblent avoir été : pour l'histoire primitive de l'Egypte, Ilécatée d'Abdére (I, 37,et 46) : pour celle de la Perse, Ctésias (II, 32 et XVI, 40; ; pour la période mythologique de la Grèce, Denys le Cyclographe (III, 32 et 66»; pour l'histoire grecque ju»qu'à Alexandre, Hérodote (II, 13 et 32; XI, 37;, Kphore et Théopompe, qu'il elle fréquemment, Anaxiniène do Lampsaqiie (XV, 76 et 89), Callisthène (XIV, 117;; |Kiur celle d*Alcxandre, Cl itarque II, 7, 3 •; pour la période des DiaiJoques. Douris de Samos XV, 60;. l/histoire do la Sicile, qui tient une grande place dans ^^iri récit, est écrite surtout d'après Philistos XIII, 103 et .\V,8îlyet Timée citations fréquente^ . Pour c< Ile de Krirne, il déj^^md de MéoOiiote de Périnlhe et de So-ïvIos d'Ilium XXVI, 4;,
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de Polybe et de Posidonios. Beaucoup de ces auteurs semblent avoir été suivis par lui pas à pas, le plus souvent abrégés, quelquefois copiés, ou peu s'en faut. Jamais, il ne s'est avisé de remonter au delà, de les contrôler par les monuments, les archives, les inscriptions, ou simplement par un sens ferme de la probabilité. D'un bout à l'autre, sa bibliothèque est donc, non seulement un ouvrage de seconde main, mais presque une série d'extraits, légèrement arrangés. Il est vrai que ce manque même d'originalité lui donne en un certain sens une valeur spéciale, puisqu'elle nous a ainsi conservé une sorte do reproduction de beaucoup d'ouvrages perdus.
Cette manière de faire suffit à dénoter une médiocrité d'esprit, qui apparaît plus vivement encore dans le travail proprement littéraire. Enchaîné h ses auteurs, Diodore n'a pas même su suivre le plan qu'il s'était tracé à lui-même. Après avoir répudié, comme on l'a vu, la méthode annalistique, qui morcelle le récit par années, il y revient dans une grande partie de son exposé. Comment en serait-il autrement? Les vues générales qui lui auraient seules permis de constituer dans l'histoire universelle des groupes de faits vraiment homogènes, il ne les a pas. Nulle idée du progrès ou de la décadence des peuples, des causes qui les ont mis en contact les uns avec les autres, des emprunts qu'ils ont pu se faire mutuellement, ni de la marche de la civilisation. La constitution des grands empires, le développement de la puissance romaine, en un mot les faits dominants qui englobaient tous les autres, ne semblent pas l'avoir frappé. Il n'a point de philosophie. Il est vrai qu'il voit partout l'action de la providence ; mais cette action, telle qu'il la conçoit, se réduit à une puérile distribution do récompenses et de peines. Du reste, il n'est ni homme d'État, ni homme de guerre. Même l'histoire dos