‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 240 sur 605 · LA RHÉTORIQUE AU PREMIER SIÈCLE S · texte numérisé non relu

LA RHÉTORIQUE AU PREMIER SIÈCLE S

Lupus *. L'original est perdu, maisrabrogé nous reste -; il suflit à nous montrer que Gorgias était un Attique décidé et qu'il faisait étudier Tart delà parole d*après les œuvres des grands orateurs du iv« siècle.

Plus célèbres que lui furent les deux rbéteurs Apollodore dePergameet Théodore deGadara^qui fondèrent les deux écoles rivales des Apollodoréens et des Thcodoréem^. Apollodore donnait des leijons au jeune Octave à Apoilonie d*Epire, en 44, lorsque celui-ci fut rappelé à Rome par le meurtre de César. Théodore, notablement plus jeune, enseignait encore à Rhodes, quarante ans plus lard, au temps où Tibère, irrité contre Auguste, s*y retira dans une sorte d'exil volontaire. Apollodore, d'après Qnintilien, avait écrit un Traité de Rhétorique^ dédié à Matins : ses préceptes furent exposés en grec, sans doute sous une forme plus développée, par Atticus. Les œuvres de Théodore étaient plus nombreuses*. La plus intéressante à noter ici est son livre perdu Sur la puissance de r orateur. Son principal disciple fut un certain Hermaî^oras, (pie (juohpies contemporains de Quintilien avaient encore pu connaître ^. et cpii ne doit pas être confondu avec Je premier llermagoras, dont il a été question plus haut.

Les discussions des Apollodoréens et des Théodoréens ont rempli et passionné les écoles de rhétorique grecque pendant tout le premier siècle de notre ère et au delà. Bien qu'il soil impossible aujourd'hui de formuler avec une précision absolue les doctrines des deux sectes rivales, il apparaît assez clairement <pie le diirérend portait

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