‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 247 sur 605 · Walz. R/iet. tjr., t. V, y · texte numérisé non relu

Walz. R/iet. tjr., t. V, y

2. Certaines citations ani'i'.'nne-* peuvcMit se rapporter en effet à cet ouvraj^e. Quintil, m, 1, 10, et dans les Rliet, grœci de Walz, III, 011 ; V. ilo; vi, 17; vu, 15; ni:tis il n'y a rien là do très certain, et on L'ï>t l'-tonni'î, si DrMiys avait composé une llhélorù^uff, de voir qu'il n'y n.-nvoie dans aucun passage de ses ouvrages sul)sistants.

3. Oïl y distinguo à pr«Muière vue trois éléments : 1* un traité Des fornu'Ji du (lisi:otir.i OiJnUcliriue (cli. i-vii), dédié à un Certain Échécrat».' ; c».*t écrit, où il est qui^slion d»i Torati'ur Nicostrate, (fui vivait sous Marc-Aurélo, seiitl)l(.5 t?tr.» de la fin du second siècle ; 2*» duux diajdtri'S ^ur le ttin':ourH /iyurë (it-p'i tcôv iff/T){xaTtT{xéva)V Aovtov), h' siM-ijiid (ch. IX.) n'étant (fu'une ré. ludion plus développée (lu pr(.Mni»'r {r\\. viii). lîien ne prouvi?, mais rion n<»n plus n'enipèche de croire <[ue c«*s doux morceaux ne soient une œuvre de la jeunesse do Di;nys ; > d»'ux morceaux qu'on pourrait appeler les leçons d'ouvjirture do doux cours do rhétorique. Lo premier (ch. x), traite des défauts à éviter dans hîs exercices oratoires ((XEX£7T,{xa?a) ; l'auteur y annonce un Trjité sur l'bnilation, (ju'il a l'intention de composer, et c'ost évid«'mm(;nt eu (jui a fait attribuer cet écrit à D;nys; en réalité, nous n'y ri.lrouvcms ni ses idées, ni sa manière. Le second (c!i. xi) est relatif à la mélho<le critique; malgré la différence du titre, il olîre de nnmlireuses ressemblances avec le précédant et semble bien être du même auteur.

très écrits ne sont que des études isolées, qui tournent autour des mêmes idées, plutôt qu'elles ne développent une doctrine suivie et personnelle.

Comme théoricien de Tart d'écrire et comme critique, Denys procède de tous ses devanciers, des érudits d'Alexandrie et de Pergame, et aussi des philosophes pcripatéliciens. 11 a pris aux premiers, outre un grand nombre d'observations de détail *, les méthodes même de la critique d'authenticité; aux seconds, leur nomenclature technique et les idées qui s'y rattachaient. Mais, en remontant jusqu'à Aristote et à Théophraste, dont il dut particulièrement mettre à profit les études sur le style, il a donné peut-être à la critique, — autant du moins que nous pouvons en juger aujourd'hui — plus de valeur littéraire. Comme les péripatéliciens, il entrevoit l'imporlance do l'histoire dans l'appréciation des écrivains et de leurs relations mutuelles; il fixe des dates, il distingue des âges successifs; mais, pas plus qu'eux, il ne sait tirer parti de ses connaissances historiques pour étudier dans le détail les transformations morales de chaque auteur, les progrès ou le déclin de son talent, pour le remettre dans son milieu, pour rechercher ce que son œuvre a du aux circonstances. La psychologie d'ailleurs ne lui fait pas moins défaut que l'histoire. Jamais il ne songe à chercher l'homme dans l'écrivain, encore moins à expliquer l'un par l'autre. Par suite, sa critique reste sèche et scolastique : chaque genre a pour lui des règles (xavove;) * et comporte un certain nombre de qualités, les unes nécessaires, les autres simplement utiles ou agréables, qui sont cataloguées dans sa tête, comme elles l'étaient dans les traités spéciaux. Étudier un écrivain,de la façon qu'ill'entend, c'est donc se poser

i. Voir sur co point l'Épilogue d'Uscncr dans son édition du UtpX |it|iiQ(rea>c ; et, en général, sur Denys critique, Egger, Hist, de la Cril., p. 257.

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