‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 326 sur 605 · FAVORINUS · texte numérisé non relu

FAVORINUS

bien que lui-même se donnai surtout pour philosophe *. Si Ton néglige certaines fantaisies oratoires qui le rat-

tacheraient à la sophistique pure. Eloge de Thersite, Éloge de la fièvre quarte y Apologie des Gladiateurs , etc , ses principaux ouvrages étaient un recueil intitulé Recherches sur toute sorte de choses (IlavToSaTu?) (cropia),. des Mémoires, (*A7:o[i.vti«xov8ii;jiaTa), des Discours pf/rrhoniens (riuppojvBwt Xoyoi), un écrit Sur les Perceptions adéquates (rhpi rr,; îca?a>.7ï7:Tiîcri; çavTxcta^;), enfin quelques dialologues philosophi(|ues^ notamment : le Plutarque (sur l'état d'esprit conforme à la vraie doctrine de l'Académie): — un entretien entre Epictète et Onésime, esclave de Plutarque, contre le stoïcisme, écrit que (îalien réfuta plus tard; — un Alcibiade, relatif aussi à la doctrine de rAoadémie. De plus, on lui attribue avec grande vraisemblance le Discours aux Corinthiens qui figure à tort dans les œuvres de Dion (^hrysostome.

Les Recherches étaient distribuées en vingt-quatre livres, notés par les lettres de Talphabet '. C'était un répertoire d'érudition, dont Photius vante la commodité, «t qui fut abrégé au vi* siècle, selon son témoignage, parle sophiste Sopatros d'Apamée '. — Les Mémoires, ■en cinq livres au moins, ont été mis à profit par Diogène Laerce dans ses Vies des philosophes. Comme cet auteur est le seul (jui les cite, on ne saurait décider s'ils se rapportaient uniquement à l'histoire de la philosophie ou s'ils embrassaient un domaine plus étendu. — Les Discours ptjrrhoniens étaient distribués en dix livres. «chaque livre se rapportant à l'étude d'un des dix tropes

Page 1