‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 327 sur 605 · Aulu-GeHe, IV · texte numérisé non relu

Aulu-GeHe, IV

2. Photius, co<l. 161 ; t^^xto mal compris par G. Millier, dont l'erreur a été corrigée par Marres, ouv. cité, p. 17.

3. On a prétendu, mais à tort, que la -ïravToSaitTi laxopia avait fourni à Athénée la substance de son Banquet des sophistes {h,\\do\\)h, Leipziger Studien, III, 109 sqq ; Philol., Suppl. VI, IH sqq.). Cette opinion doit être abandonnée. Voir Bapp, Leipz, St,, VIII, 151.

dVEnésidème. Favorinus s*v montrait fidèle à la doc- Irine sceptique d'Arcésilas. Il rnumérait toutes les raisons de douter que le scepticisme avait peu à peu amassées, pour conclure enfin que la vraie sagesse consistait à suspendre son jugement *.

Si incomplète que soit notre connaissance de ce personnage curieux, elle a sa valeur pour achever l'idée que nous avons à nous faire de la société de ce temps. Nul ne laisse mieux voir que lui ce qu'il y avait au fond d'artificiel et de vain dans la renaissance derhellénisme que nous étudions en ce moment. La fausse science, la frivolité, Tabus des souvenirs, la virtuosité frivole y apparaissaient bien vite., derrière tout ce qui se faisait admirer. Philosophie à la surface, vanité au fond. Quel- (jues natures d'élite, sérieusement occupées des (jueKtions morales, mais d'ailleurs dénuées de méthodes scientili(iues :et, autour d'elles, une foule sans direction d'idées, sans goût de recherches, sans volonté sérieuse, se laissant amuser, écoutant indilléremmcmt les moralistes et les beaux parleurs, en un mol faite pour remplir les auditoires des rhéteurs à la mode. Voyons à présont comment la sophisticpie se développait alors sur ce terrain si bien approprié.

1. Voir, sur le scepticisme de P'avorinus, Z<'Iler, Phil, der Gr. t, V, p. 66 et suiv. (3* édition).

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