Phil.. V. des Soph.,U, c
3. Aulu-Gelle, XVIII, 10 : In Jlorodis villam (luîe est in agro attico, loco <iui app^'llatur C«'pliisiic, aciuis et nonioribus frcqiientem, œstu anni nn*ilio coucesseraui. — Sur los ruines cle celte villa, cf. Vidal-Lablaclie, op, cit.» p. 0.
PRINCIPAUX SOPHISTES DU SECOND SIÈCLE 5b5
et les représentations sophistiques, où il brillait ^ Des deuils répétés l'éprouvèrent cruellement; il perdit sa femme, Régilla, et ses deux filles. Du moins, la considération publique ne cessa de Tenlourer jusqu'à sa mort. Quand Marc-Aurèle institua l'enseignement officiel à Athènes en 176, ce fut lui qu'il chargea de choisir les quatre premiers titulaires des chaires de philosophie ^. Sa maison resta, pendant toute sa vieillesse, l'un des centres littéraires de la Grèce. On venait de toute part le voir et Tentendre; les philosopheset les rhéteurs, sans parler des personnages politiques, tenaient également à honneur d'y être admis. Il mourut à 76 ans, probablement vers 179, un peu avant Marc-Aurèle.
Ilérode Atlicus laissait des EphémérideSy qui semblent avoir été une sorte de journal littéraire, une Correspondance très étendue ', et des Discours, Tout cela est entièrement perdu *. D'après le témoignage de Pliilostrate, son éloquence se distinguait surtout par l'agrément, par la douceur et par une facilité élégante. Entre les Atliques, le modèle qu'il préférait était Critias, qu'il remit en honneur parmi ses contemporains.
Vers la fin du règne de Marc-Aurèle, la sophistique est dans tout son éclat. Toute une génération de rhéteurs,
1. Sur la vio intime d'Ilùrotle, sos entpotieus, sa société, voir les souvenirs d'Aulu-Golli;. 1, 2; IX, 2: XVIII. 10; XIX, 12. — Parmi st^s disciples, il avait fait un rhoix dos dix plus remarquables, qu'il admettait à d«;s exercices privés, api»elés KXs'Vjîpiov (Philost. V. 5.. II, c. 10, 1 et 13.)