‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 332 sur 605 · Philostr., V · texte numérisé non relu

Philostr., V

3. Pilostrate, Sur le genre épislol. (t. II, p. 2.'>8, Kayser, Bibl. Teubner) : *Pr,T4pa)v 5k aptiia fxàv 'IIpaiÔT,; o *AOT,vaîo; inivxtWi-é, 'jntpoLTtiyii'^tay lï xaî jTcsp/.aXiv ixTzinzv, TCO/.Àa/oO toj irplitovto; êw.atoXf, -/apax- TT.po;.

4. Nous avons :>ous son nom un di.sc«nirs intitulé IlEpi 7ro).iT£Îaç {Orat. Atlici, Didot, II, p. 189); c'est la haran^rue fictive d'un Thé- Jjain «jui en^a^^'e ses concitoyens à déclarer la guerre au roi do \Iacédoine,Archélaos. Mais raulhenticité de ce morceau ne semble pas pouvoir être di'fendue.

la plupart sortis de l'école d'IIérodeAtticus, brillent dans les diiïérentes villes du monde gréco-romain : Aristoclès àPergame S Aristide à Smyrne, de qui nous parlerons bientôt plus en détail, Adrien de Tyr à Athènes d'abord, puis à Rome; et, avec eux, Chrestosde Byzance, Pausanias de Césarée, Apollonios de IS' aucratis, Antipater de Hiérapolis, Aspasios de Ravenne, Rufus de Périnthe, beaucoup d'autres qui figurent avec honneur dans la galerie de Philostrate. La sophistique se perpétue ainsi sous Commode, Pertinax, Septime Sévère. Nous la retrouverons florissante au m® siècle, et nous reprendrons alors son histoire dans un autre chapitre. Pour le moment, il est à propos d'essayer de caractériser, dans ses traits généraux. Part dont nous venons de faire connaître quelques-uns des principaux représentants.

L'éducation du temps, par Pimporlance qu'elle donnait à la rhétorique, semblait faite pour préparer des sophistes et pour leur assurer des auditeurs. En tout cas, c'était le résultat le plus sûr qu'elle obtenait. Parmi les élèves qui fréquentaient les écoles en renom, les mieux doués devenaient sophistes; les autres, spécialement dressés à les admirer, formaient le public dont ils avaient besoin. Rien d'étonnant dès lors si la profession de sophiste était également recherchée des jeunes gens issus des familles riches et de ceux qui visaient à faire fortune. Elle réalisait l'idéal qu'ils avaient tous eu devant les yeux dès l'enfance, elle offrait à leurs facultés surexcitées le seul emploi qui leur permît de se développer pleinement, elle promettait à leur amour-propre les applaudissements, à leur ambition les

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