Jul. Capitol., Verus, 2. Suidas, ^llçacorîwv
(Ihpt 7:onf;;x2To;) «. Un fragment des Prolégomènes i attribués au p!iiIosophe Longin ) qui accompagnent ces deux ouvrages, nous apprend qu'Hépheslion avait d'abord composé un traité de métrique en quaranle-huit livres, qu*il le réduisit ensuite à onze livres, puis à trois, enfin à un seul, qui est justement notre manuel -. Si ce témoignage doil être cru, on voit qu'Iléphestion, après avoir fait œuvre desavant, voulut mettre ses leçons à la portée des commeni^ants. 11 y réussit. Sun livre fut adopté dans les sièclessuivants pour l'enseignement de la métrique. La doctrine d'iléphestion a les défauts de la théorie métrique de son temps : elle ne va pas au fond des choses, elle en méconnaît même assez souvent la vraie nature ; mais son exposé est clair, ses formules sont précises et appuyées sur des citations. Quant au Traité de la composition poétique, il contient des renseignements précieux sur les diverses manières d'assembler les vers, sur les parties des poèmes, notamment sur la parabase comique *.
Parmi les musicographes, quelques-uns seulement touchent à l'histoire littéraire : ce sont ceux qui avaient parlé, à propos de musique, des poètes lyriques. Les autres sont purement des spécialistes qui ne peuvent être étudiés ici.
Denys d'Halicarnasse, le jeune, surnommé le musicien, vivait sous Adrien *. Il avait écrit quatorze livres de
\. Bibliographie «>n \è\^ «Lj* ch chapitre. i. Prulôgiirii., fr. !0, Westi'hal.
3. L -s J».'U.\ Mpuscul -s «ril'^i'li'^&ti-jii n-'us s«.nt parvfr'Lus accompnés il*.' Si'i'li'.'S. 'jui provi./nn-'nt d'un » liotilil-' origin»?: on les Jésigne suus 1- titrer «l»; scolios A »*t si'mH.-s B. L-s scolios A. plus anri'-nn •-, «int pr-^^s yn»: rmir nous la valeur 'l'un ouvrage original. (Wcs'ph.il. Préf. p. T.«
4. Sui-las, A:ovJTio; 'A/'.xasvaîT*!;. Il n'y a pas «i»' raison liion probiinlr pour l'iltMiliû^^r à r;itti..'i>t-' .IlIk-s Dionysos, sinon que «'••lui-ci «■t-.kil s<.'pliist- :«us.>i. -rj'il vivait aussi sous Adrien, et qu'il était p;ut-êtro aussi J'IIali rarnass-. puisqu»? Sui las dit qu'il
MUSICOGRAPHES 651
Notes sur le rythme (Tu9[iui urop/;(i.aTx).. douze livres d' Exercices musicaux (Mo'j^rixat SixTpiëai), cinq livres sur les questions musicales touchées par Platon dans sa République, enfin une grande Histoire de la musique, (Mou(jv3C7) 'GTopia), pleine de renseignements techniques et biographiques, en cinquante-six livres. Tout cela est perdu, mais V Histoire de la musique parait avoir été utilisée au siècle suivant par Rufus, auteur d'un ouvrage de même titre, dont certaines parties passèrent au v« siècle dans la chrestomathie deSopatros*. On en retrouve aussi quelques traces dans le lexique de Suidas -.
Les autres musicographes grecs dont les œuvres nous ont été en partie conservées sont postérieurs à Denys d'Iïalicarnasse, et la plupart d'entre eux ne devraient pas figurer dans ce chapitre, si nous nous attachions rigoureusement à la chronologie. Mais, en général, les dates qu'on leur assigne étant hypothétiques, il est préférable de les grouper ici.
Le plus ancien ^ parait être Alypios, auteur d'une Introduction à V harmonique (Eidayaïyo àp[i.ovuy;), qui peut avoir vécu au m® ou au iv® siècle; son ouvrage est celui qui nous offre le plus complet exposé du système de notation des Grecs *. — fJacchios écrivit au iv® siècle^ sous Constantin, une Introductionà Vart de la musique (Ebayoy>, Teyvr,; [i.ou7Vx7i;). par demandes et par réponses, qui ne nous est parvenue probablement que remaniée ^. —
d»;s:en(lait du critique contemporain d*Au(,'uste. Mais Suidas distingue ces deux Denys.