LB MUSÉE
limaque, Ératosthène^ ApoUoniosde Rhodes, Arnitophano
deByzance, Aristarquc*.
Un musée est, selon Tétymologie, un lieu consacré aux Muses. Le Musée d'Alexandrie était un établissement considérable, comprenant des édifices et des jar- Jinâ, avec une organisation par laquelle il tenait à la lois du temple, de l'Académie, et de l'Université *. Les édifices étaient nombreux : Tun d'eux, probablement, 8er\-ait à loger la bibliothèque; d'autres contenaient des salles de dissection, des observatoires astronomiques. Dans les jardins, il y avait des animaux rares et des plantes exotiques. Des portiques environnaient l'ensem- Ue des bâtiments. En suivant ces portiques, on arrivait à un édifice élégant qui renfermait deux salles importantes. L'une était Vexèdre, qui servait aux réunions des savants attachés au Musée; l'autre, la pièce où ils prenaient leurs repas en commun'. Car un personnel nombreux vivait àlombre du Musée. C'était d'abord un grand prêtre, chargé de l'administration ; puis une foule de savants et de lettrés, nommés par le roi, pensionnés par lui. et qui se livraient, dans l'admirable établissement où s'écoulait leur vie, soit à des recherches personnelles et libres, soit aux plaisirs de la conversation entre gens de mêmes goûts et de même culture, soit enfin à l'enseignement. Les écoles philosophiques d'Athènes. l'Académie ou le Lycée par exemple, présentaient quelques traits analogues; mais nulle part rien d'aussi grand ni d'aussi complet n'avait été fait. Celaient vraiment toutes les Muses que les rois d'Rgypte avaient logées dans ce beau palais. « Volière des Mu- Ks », disait le satirique Timon ^. Le mot était méchant;