HERMIPPE DE BÉRYTOS, PHLÉGON
celle-ci, selon lui, provenait originairement de TÉgypte et de la Phonicie, etce qu'il disait des croyances phéniciennes s'étendait ainsi à la croyance grecque*; par là, il se rattachait à la littérature sceptique et incrédule. Quant à son mérite littéraire, ce qui nous reste de lui prouve assez qu'il était fort nfAÔdiocre: le style des fragments est celui d'un exposé quelconque, sans rien de personnel ni de distingué, où abondent les néologismes de la langue du temps.
Hérennius Philon eut un imitateur en la personne d'un certain HermippedeBérytos*. Parmi divers ouvrages d'érudition qui lui sont attribués, mentionnons seulement l'écrit Sur les esclaves qui se sont distingués par leurs connaissances (riepi tûv SixTips^ivrcov iv ^rxiSeiç SoOW;), qui a été mis largement à contribution par les dictionnaires biygraphiques des siècles suivants.
Phlégon de Tralles a un peu plus de notoriété; peutêtre l'a-t-il méritée, comme chronographe tout au moins ^. Ailrancbi de l'empereur Adrien, il composa, vers la fin Je son règne, une chronologie, intitulée Olympiades ('OX'jjt-tàSa; ou ypovixx), en seize livres/qui fut plus tard abrégée en huit. H nous reste quelques fragments, soit Je l'ouvrage lui-même, soit de l'abrégé*. Autant qu'on peut y deviner la forme de la composition, c'était une assez sèche nomenclature, avec (h»s récits introduits à titre d'explications, et force oracles cités à tort et à traversa D'ailleurs, ni critique personnelle, ni ombre de mérite littéraire : une» simple série de faits et de dates, qui fut utilisée par Julius Africanus. Du même Phlégon nous avons aussi quelques fragments d'un recueil de Prodiges