‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 408 sur 605 · Photius, ])ass. citô · texte numérisé non relu

Photius, ])ass. citô

{0aD|xa<r{ci>v cruvxyciypf))*; étrange collection d'inepties ramassées un peu partout; Tauteur s*y fait juger par le soin qu'il prend d'assigner une ^date précise à chacune des énorfnités qu'il rapporte. Enlin, on lui attribue encore un petit opuscule intitulé Z)tf ceux qui oui vécu longtemps{lltf\ Mxxcoêicûv), qui, sous sa forme actuelle., n'est qu'une liste de noms répartis en catégories-.

Le goût, très répandu alors, de savoir beaucoup de choses médiocrement utiles était la [)rincipale rai^^on d'être de tels écrits. Un comprend combien ce goût se prétait à être exploité par des gens hardis et sans scrupules, capables de tout pour se faire une réputation de savants. Sous Trajan et Adrien, parut justement un de ces charlatans d'érudition dont le nom eut quelque éclat. Ptolémée, dit Chemnos, d'Alexandrie, lils d'IIéphestion, eut pour métier de fabriquer toute sorte d'articles de littérature prétendue savante, soit en prose, soit en vers ^ Suidas cite de lui, entre autres ouvrages, un drame historique intitulé le Sp/ntix, un poème épique en vingt-quatre chants, r/l;iMo/w/re('Av96[i.7ifo;), un écrit Sur Vhistoire paradoxale {Wzz\ xxpaSo^ou içtopta;), toutes œuvres perdues et sans doute peu regrettables. La seule que nous connaissions, grâce à un résumé détaillé de Photius*, c'est celle qu'il avait intitulée Histoire 7iouvelle pour s' instruire sur beaucoup de choses Ç^ eîç 7:oXD[ta6iav xaivr, Igtooix), en sept livres. On pouvait, dit Photius, y apprendre en peu de temps quantité do choses cmûeuses, dis[)ersées un peu partout, qui auraient demandé toute une vie de labeur îi qui eût voula les recueillir par lui-même. Ces choses curieuses, rela^

1. Publié également «lans les FraQ. UUL grjpc, à la suite des Olym^^ piades, Diols {SiftyUinische liUiller, Berlin, 1890) y a retrouvé 70 ver^- (ch, X), qui semblent titre des oracles sibyllins.

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