‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 410 sur 605 · Photius, ihid, : oCiÔ' àatEio; Tf,v Xé^iv · texte numérisé non relu

Photius, ihid, : oCiÔ' àatEio; Tf,v Xé^iv

3. Pour la Biblioth. d'Apollodore, consulter l'importante préface €ie R. Wagner en tête de son édition (voir ci-dessus, Bibliographie) et l'art, de Schwartz dans Pauly-Wissowa. I, p. 2875 et suiv.

4. Robert, De ApoUodori bibliotheca» diss. 1813. Cf. Schwartz. De scholiis homericis ad hislériam fabulareni perthientibus (Jahrb. f. Phil.,

Hi8t. de la Litt. grecque, — T. V. 44

proxiinalivenient aux premiers siècles Je rEinpire. C'est un exposé systématique des généalogies des dieux et des héros., destiné sans doute à être lu et consulté par tous ceux que les longues recherches auraient effravé*. Ils avaient là sous la main, en un tout petit volume, ce qu'il leur était nécessaire de savoir. Le seul mérite de l'ouvrage était d'être commode. S'il a paru précieux aux mythologues modernes et s'il s'est fait une réputation parmi eux, c'est qu'il est resté pour nous comme le témoin indispensahle d'une (piantité de traditions, ou perdues, ou mal attestées. — On rapporte généralement au même temps, sans indices hien probants d'ailleurs, le petit opuscule d'Antoninus Liberalis, intitulé Recueil de métamorphoses (MeTajiJopçtoGewv ^Tovaywyy;)^ qui appartient en tout cas par sa nature à la même classe d'ouvrages. On y trouve réunies, sous forme de petits récits en prose passablement secs, quarante-et-une des métamorpho.ses qui avaient été racontées par divers poètes, plus spécialement par >'icandre dans ses 'ET£poiou;i.€vx*. Quelques modernes ont pensé que c'était là un livre de classe. 11 paraît'plus probable qu'il s'adressait, comme le précédent, à ce public lettré qui avait besoin d'érudition ex péditive.

En insistant sur de telles œuvres, nous nous écarterions de notre plan. Mais ce savoir futile et médiocre est un des traits de l'hellénisme du temps; on ne pouvait omettre do le signaler.

Suppl. XII) et Bothc, Quœsliones Diodorcae mylhogmptiœ, diss. Gott, 188U.

1. La question des sources, fort difficile, n'est encore qu'ébauchée. Voir l'art, cité do Schwartz dans Pauly-Wissowa.

2. Les sources sont indicjuées «lans le nis. unique qui nous a conservé la SyvaywYTi- Ces indications semblent être l'œuvre d'un Bcoliaste ; elles sont incomplètes.

Nous avons vu plus haut ce qu'ôlail la philosophie grecque à la mort de Plularque. Remarquable dans la direction morale, elle se montrait dans le reste sans originalité et sans puissance. Il en est à peu prt^s de même pendant toute la lin du second siècle. Ce quVllo offre alors d'intéressant pourThisloriende la philosophie, ce sont les premiers symptômes du mouvement néoplatonicien qui se déclarera au siècle suivant ; mais ces symptômes, indécis encore et confus, dispersés dans des ouivres perdues, se dérobent à la critique littéraire. Nous passerons donc vite sur cette littérature philosophique : elle ne doit figurer ici que pour mémoire.

La transition du platonisme proprement dit au néoplatonisme est intéressante à suivn» chez les commentateurs de Platon qui se sont fait alors un nom. Les plus célèbres sont Albinos,, Atticos et Théon. — Albinos, élève de (îaïus, enseignait à Smyrno vers le milieu du siècle, sous Antonin, et il y eut pour élève, en l«ll. lo jeune Galien, qui devait s'illustrer bientôt comme médecin. Il semble avoir écrit un grand ouvrage Sur les dogmes de Platon f Flcf l twv riXaTWVi àce'TxivTWv), d'où les deux morceaux (|ue nous possédons do lui ont été probablement détachés. L'un est un Prologue où il définit le dialogue et discute Tordre des écrits de Platon ('AXêivou sidoywy/; ei; toi>; IIXxtwvo; SixXoyou;) ; l'autre, qui nous est parvenu sous le nom altéré d'Alkinoos, offre un exposé sommaire de la philosophie du maître ('AXx'.voo^j SiSa'TXxX'.xô; Toiv riXxTcovo; Soy(i.àT(i)v) *. La doctrine platonicienne y est mélangée d'éléments empruntés au péri-

i. Cos deux morc<'aux se trouvent dans la jdupart dos édition» de Platon, notamment dans le Platon d'Hermann, t. VI (Bibl. Tcubner).

patétismeel au stoïcisme ; éclectisme qui est justement un des signes avant-coureurs du néoplatonisme '. — Atlicos, d'après la chronique d'Eusébe, était en pleine réputatiou dans lesdernières anuéesdu règne de Marc-Aurèle (vers 175). Ses connnentaires sur Platon nous sont connus par quelques citations, et il nous reste dans Proclos des extraits de son Explication du Tim('*e *-. Kusèbe nous a con serve en outre des fragments d'un écrit de lui, de Ixlrt incertain, dans lequel il semble avoir cherché à défendre le platonisme pur contre l'invasion de certaines idée.»^ aristotélicienn(?s^ Infidèleen cela à l'éclectisme du temps, il s'y rattachait cependant en faisant large part à Pélément stoïcien; et d'ailleurs, ce qu'il excluait surtout, comme aristotélicien, c'était ce qui s'opposait à la tendance mystique, de plus en plus prédominante dans le platonisme*. — Théon de Smyrne s'appliqua à éclaircir et à connnenter la partie mathématique des écrits de Platon. Nous possédons une partie au moins de ses coni mentaires (Tàxari apiO(i.TOTiîCY;v )[py5<7i[i.x eî; rr.v toO IlXi- Ttovo; ivaYvwaiv) 5, et son livre sur \ Astronomie •. Dans le premier de ces ouvrages se marque fortement l'influence que les spéculations systématiques des néopythagoriciens tendaient à exercer sur l'école de Platon \ Le second paraît emprunté en grande partie à un écrit péripatéticien et atteste, lui aussi, la tendance qu'avaient alors les diverses doctrines à s'amalgamer *.

1. ZeUer, Ph. d. Gr., t. V 2, p. 212 et suiv. ; Freudenthal, Hellen. Studien, III, 322 et suiv.

2. ProclOB. 87 B. 315 A. 7, G. 30 D. 63 G, D. 129 D. 187 B. 234 D.

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