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3. C«dte chronologie repose surtout sur des indices, assez si\r« d'ailleurs. Voir Eusébe, Uial. nrl., VI, c. 6.
4. Eusébe, V, 10 : 'E^ àp/aîoj k'Oov; SiSaaxaXiîov Ttîiv Upûv X^^mv Tuap'a'jToî; ayveTTàiTo;.
un enseignement de tendance mystique, mais de forme rationnelle, appuyé sur l'histoire, quelquefois altérée, sur une littérature, quelquefois [apocryphe, et sur une connaissance étendue do la philosophie grecque. Il était représenté., au temps où Clément arrivait à Alexandrie, par une école assez improprement appelée « catéchétique » S sorte d'auditoire analogue aux auditoires des philosophes païens. Le maître qui y professait alors se nommait Panta»nos, stoïcien converti au christianisme, dont l'influence sur le nouveau venu fut décisive*. Celui-ci se sentit gagné immédiatement et complètement. L'union entre le maître et le disciple devint chaque jour plus intime. Vers 190, (ilément, déjà prêtre, fut associé à Panta>iios et commença d'enseigner, lui aussi. Après la mort du maître, il le remplaça. Donc, soit comme assistant, soit comme chef de l'école, il professa d'une manière continue à Alexandrie pendant les dernières années du second siècle et les premières du troisième, de 190 environ jusque vers 203. Ce fut alors qu'il compta Origène parmi ses auditeurs. La persécution de Septime Sévère mit fin a son enseignement ; il dut se dérober par la fuite aux haines ou aux jalousies qu'il avait excitées. Une fois qu'il eut quitté Alexandrie, il n'y revint plus. La dernière partie dv sa vie semble avoir été errante. On le voit séjourniM* en Asi(»-Mineure. puis à Antioche, sans qu'on pui.sse dire au juste dans quelles conditions ^ Il dut mourir vers 215.
Clément avait beaucoup écrit *. I/ouvrage où se révélait peut-être le mieux la nature de son enseignement était les Esquisses (^VroTu-wcat;), vu liuit livres, série
1. Étude récente de hehmoiun, Die Katechetenschule zu Ale.randria, Leipzig, 1896.