Ftes des Soph., préface
7G8 GHAP.VI.— DE SEPTIME-SÉVÈRE A DIOGLÉTIEN
tdct;), Nikét^s, Isée. Scopélicn, Denys Je Milot, Lollianos, Marc do Bvzanco, Polémon, Socundus. — Le second livre? commençant avec llérode Atticus, qui y occupe la place principale, fait défiler sous nos yeux toute la légion des sophistes célèbres de la fin du second siècle et du commencement du troisième.
Dans cet ensemble, aucune composition méthodique, aucun sens de Thistoire. l-ne bonnti partie du premier livre n'est que confusion: nulle idée des distinctions à marquer, des milieux, de la succession des idées et des formes. 11 est vrai qu'à partir de Tavénement de la seconde sophisti(jue, l'auteur est mieux guidé par la chronologie. Mais, alors même, tout son plan se réduit à une simple juxtaposition. Kcrit-il d'ailleurs des biographies à [iropremen! parler? Xon, car il ne vise en aucune façon à suivre chacun de ses personnages depuis sa naissance jusqu'à samorl. S'agit-il plutôt d'études critiques? Pas davantage : car, bien loin de dégager avec ordre les traits caractéristiques des individus, il n'a même pas le souci d'énumérer ni de classer leurs œuvres. Ku réalité, ce sont des portraits oratoires. Il les a composés avec des recueils de lettres, avec des traditions d'école, avec des discours alors subsistants, avec des souvenirs personnels; et c'est ce qui <»n fait le prix K 11 est notre témoin par ex<*ellence en tout ce qui touche uon seulement aux faits et gestes des personnages dont il a parlé, mais à l'organisation des écoles d'alors, aux habitudes des maîtres, à leur genre de talent et au goût de leur public. Mais il n'est pas possible de moins dominer son sujet. Admirateur enthousiaste d'un art qui <*st aussi le sien, il ne quitte guère le ton de l'hyperbole.
i. Il semble qu'il ait dû beaucoup à Damianos d'Éphèse on particulior : 1. II, ch. ix et \xiii. Ou voit par ces passages que c'était ce sophislo qui l'avait r(?nsei}jrric sur .Klius Aristide ot sur Adrien de Tvr.