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Hist. de la Litt. grecque. — * T. V. 50
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déjà, il apparaît avec Jos traditions presque immualdes. qu'il faut expliquer *.
i]fi (jui eonstitue proprement 1(? roman, tel que nous le trouvons i»u (irrce, ee.sl le n'^'it développ*'* d'une aventure d'amour. Par ses origines lointaines, il seraitache à l'essor que prit dans la période alexandrine la peinture des sentiments amoureux. 11 ilcrive de l'élégie et de l'opigramme érotifjue, de l'idylle, de certaines scènes d'épopéi», d<'S contes milésiens. et <le ces récits innombrables insérés alors dans l'hisloire et la mythologie pour y introduire les sentiments à la mode -. Mais il procède surtout, et bien plus directement, des exercices d'école, de ces sujets inventés par la fantaisie subtile des rhéteurs, (|ui rréaient des situations à leur gré, séductions, attaques de pirates et de brigands, enlèvements, séparations et reconnaissances, pour en tirer des matières d(^ discours. (l'est ilans ci's exercices en effet que l'esprit grec a contracté le goùl des aventures invraisemblables, des accidents multipliés et compliqués, des concours et des conflits de circonstances les plus étranges; c'est là aussi cpiila pris l'habitude de traiter les sentiments comme des thèmes oratoires et qu'il a constitué par consé(juent les lieux communs de l'amplification roman(^s(jue. Ajoutons que, durant la même pé-
1. L'ôtudo Cîipitalo sur 1».' roninn ^:ifO r-st cx'Uo «lo E. Rohile, Der éjriechuiche Homan und srine Vnrlnufer, Loi[>zip, 1876. Elle avait été procédée en rrancH i)ar celle de Cliassiin^', Histoire du roman et de nffs rapports avec i'histoirr dans l'antiijiiUi' (/rri'ijue et latine, 2** éd., Paris, 1862. La définition du ruin:in n'y étant pas assoz préris»\ l'autour a écrit plutôt l'histoire de la liotion, <:e (|ui est assez différtînt. Cf. aussi Nicolaï, l eher Entst*dnuu/ und Wefien des Griechis- .:h('n Romans, 2" édition. L>«'rlin. IS('»T. iLipjH'Ions enfin, à cause du nom de l'auteur, l'étud»* «!<• Villciiiain >///• trs Romans r/recs.
2. On a voulu aussi autrefois le ratlaclior aux contes orientaux; Iluet, Lettre à Set/rais sur l'orif/ine des romans, Cf^tte opinion parait devoir être rejidée. Nous ne trouvons rien dans dans le roman grec qui ne s'explique par «les antécédents helléniques.