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LA POÉSIE DU III® SIÈCLE

DivcMs ItMiioignages nous font entrevoir d'abord une poésie oflii'ielle, qui a pour centre Kome, pour sujet Téloge des empereurs, vivants ou morts, ou encore la cé- It'bralion des événements qui les touchent. C'est ainsi (jue la vie de Seplime-Sévère, et en particulier son expédition contre les Parthes, avait été racontée en détail dans divers poèmes pseudo-historiques, dont nous ne connaissons même plush^s auteurs*. Vers le même temps. Gordien, le futur empereur, composait, tout jeune encore, un poème épique en trente livres, intitulé l'.tnioninifide, où il retraitait la vie d'Antonin le Pieux et celle de Marc-Aurèle^. Le cercle lettré de l'impératrice Julia Domna, dont nous avons parlé, ne goûtait pas moins la poésie que l'éloquence : on a vu que le poème des Cijnéfji'iiques, du second Oppien, lui fut dédié. Ce goiil se perpétue à travers tout le ni® siècle. I/empereur (iallien, d'après Tréhellius Pollion, non seulement favorisait la poésie, mais il la cultivait lui-même; quand il célébra le mariage de ses neveux, nous dit ce biographe, tous les poètes «grecs et latins » de la cour composèrent des épithalames, et lui-même récita des vers dont il était l'auteur '\

Le drame semble avoir complètement disparu. (7est vers la lin du ni« siècle, probablement, qu'on a cessé de jouer les tragédies dassicpies. Philostrate de Lemnos, dans ses Tableaux, remarque encore, à propos de V Hercidr fnrifnix d'Euripide, (ju'on peut le voir souvent sur la scène *. Mais, cent ans plus tard, Libanios attestera (|ue la tragédie a (piitté le théâtre et est désormais ronlinée dans l'école ^ C'est donc entre

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