‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 477 sur 605 · Tr«'l), Pollion, Gallieni, ch. ii · texte numérisé non relu

Tr«'l), Pollion, Gallieni, ch. ii

4. Tahleanx, II, i*:;. Voy. Ilaigh, The tvayic drama of Ihe GreekSj p. 457.

î>. Lilian., Contre Aristide, p. 301 Roisko.

80i GHAP.VI.— DE SEPTIME-SÉVÉRE A DIOGLÉTIEN

CCS deux flales (|u'elle a cessé d'ùlre jouée en public. Et non seulement on ne la joue plus,, mais on ne l'imite méuieplus. Nous neconnaissonsaucuneœuvrc déforme dramatique qui puisse être rapportée à ce temps, après les « tragédies » dOEnoniaos de Gadara, dont il a été question plus haut.

I.es seuls genres qui subsistent sont Tépopée mythologique^ la poésie didactique, et certaines formes de poésie lyrique.

T/épopée mythologique paraît avoir été spécialement exploitée par les érudits. Sous Septime-Sévère, le lycien Nestor, de Laranda, compose des Métamorphoses y dont il ne reste rien, et il réalise en outre le tour de force inepte de refaire une Iliade, en éliminant successivement de chacun des vingt-quatre chants la lettre de l'alphabet qui en marquait le numéro d'ordre (*IXii; Xc'.:7oy:a;7.;jLXTo;)'. Un peu plus tard, son lils. Pisandre, sous Alexandre Sévère, met en vers tout un cycle mythologique en soixante livres, qu'il intitule Théogamies héroiqucs, c'est-à dire unions des dieux et des mortelles, des déesses et des héros -. — Vers le milieu du siècle, un poète dont Porphyre seul nous a conservé le souvenir, Zoticos, ami de Plotin et critique de profession, après avoir donné une édition d'Antinmque, versifiait la légende de l'Atlantide « très poétiquement » ^ — Mais, en ce genre, le mieux doué parait

i. Suidas, NɫjTa)p Aapav6i*j;.

2. Suidas, Ilsîaavîpo; NégTopo;. Pisandrc semble avoir dissimula sa personnalilô et s'être donné pour un poète de l'âge antéhis* tori(ïue. Voir dans Vllésiode de Didot, la notice sur Pisandre de fUiodes, p. G, ot les fragments des Théogamies hétx/ïguex, p. 8. Mais cette superchfrie n'est pas une raison pour mettre en doute l'attribution de ce poème au fils de Nestor, car les renseignements de Suidas sont précis et paraissent venir de bonne source.

3. Purplivre, Vie de Plotin, c. 7 : Tov *AT).avTixbv eîç irofrjatv octl- SaXî îtotvv 7:o'.r,T'.xà);.

LA POÉSIE DU m*' SIÈCLE 805

avoir été l'égyptien Solérichos, de la ville d'Oasis, qui, tout à la fin du même siècle ou peut-être dans les premières anni'ies du suivant, sous Dioclétien, composa toute une série de poèmes *. Suidas cite de lui un Éloge de Dioclêtien, une Histoire de Panthéa la Babylonienne y une Ariane, un Poème d'Alexandre, où était racontée la prise de Thèbes *. Il faut ajouter à cette liste des Calydoniaques et un Poème sur OasLs^ ; mais sa grande œuvre paraît avoir été un poème mythologique, les Bassariques, en quatre livres, où il développait la légende de Dionysos *. C'est peut-être à ce poème perdu que Nonnos a du la première idée de ses Dionysiaques, et, s'il en est ainsi, Sotérichos doit être associé en quelque mesure à l'honneur de la renaissance poétique dont JVonnos sera le chef.

La seule composition en vers, qui soit venue jusqu^à nous, entre celles qu'on peut rapporter à ce temps, est un poème didactique sans valeur littéraire, relatif à la divination. Ce poème, qui porte le nom de Manéthon et qui a pour titre 'A-OTeXe-jtxTixx, développe en six livres une série do règles astrologiques; assemblage confus, dont la plus grande partie, tout au moins, semble trahir une origine à peu près contemporaine d'Alexandre Sévère, tandis que d'autres parties appartiennent au IV® siècle *.

L SuiJîis, iltoTrjpiy^o; ; cf. BacrTaptxa.

2. G. Mûllcr îi cru pouvoir considérer commO des fragments de ce poème quol(iues vers choliainhiijues ([ui figurent dans le récit du Pseudo-GiUisthcnrî (Pseud. Gall., p. XXIV, dans l'Arrien de la Biblioth. Didot).

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