PSEUDO-JAMBLIQUE
(le cet écrit est de répondre aux doutes que Porphyre, dans sa Lettre à Anébon, avait autrefois exprimés au sujet de la théurgie. Pour l'auteur, non seulement les communications avec le monde surnaturel qui nous enveloppe sont possibles et certaines, mais elles doivent être la grande affaire des âmes religieuses. Aussi, après avoir fait connaître ce monde invisible, tout peuplé de dieux, de héros, de démons, d'anges et d'archanges, il enseigne par quels moyens on peut entrer en ^relations avec tous ces êtres, quels signes mystérieux ou quelles opérations ont pouvoir sur eux, quelle est la valeur spécifique des formules, des noms, des rites de purification et d'expiation. Tout cela en soi est aussi étranger que possible à la littérature, mais rien n'éclaire mieux le fond de sentiments et de croyances dont toutes les œuvres littéraires du temps portent la trace.
Inutile maintenant d'énumérer les principaux successeurs de Jamblique à travers le i v* siècle. Aucun d'eux ne semble s'être signalé par une tentative vraiment personnelle. Laissons à l'histoire de la philosophie les loms de Théodore d'Asiné, d'.Edésios, d'Eusèbe et rKuslathe, de Maxime et de Salluste, de (Ihrysanthios •t de Priscos ^ Chez tous, la philosophie religieuse préloniine sur l'esprit de recherche, mais rien de ce qui ;ubsiste de leurs («uvres ne mérite d'être cité ^.
Un temps où la raison se montrait si altérée ne pouait être très favorable aux sciences. Compilations et oinmentaires, voilà, à peu près, toute la littérature cientifique du iv® siècle.