Krumbacher, Gesch. <i. hyzant. Litter., J
4. Suidas, *II(Tuxioç MiXy,<Tio;. Dans cet article. Suidas dêsii^e T'OvofiaToXôifoç comme la principale source de son propre Lexique, Fragments dans G. Mûller, Ilisl, grxc, fraq., t. IV, p. 155-117. — Sur les autres œuvres historiques d'IIésychios, voir plus loin.
suidas; sgoliastes; extraits 977
siècle par Suidas, qui les a fait passer en partie dans son Lexique ^ Bien que celui-ci appartienne par sa date à la littérature byzantine, il peut donc être considéré comme représentant, sous une forme très confuse et très altérée, Térudition grecque des derniers siècles.
Un dernier groupe de philologues comprend les scoliastes, les auteurs de chreslomathies et de recueils de sentences, enfin les collectionneurs de proverbes. Tous sont les témoins de la survivance de l'antiquité hellénique et des études dont elle continuait à être l'objet. Mais tous aussf attestent indirectement combien le domaine de ces études se restreignait chaque jour -.
Les scoliastes de ces derniers siècles se contentent d'extraire et d'abréger les commentaires savants d« leurs devanciers. Plus de reclurches personnelles. Quelques-uns seulement nous sont connus par leurs noms : t els Salloustios, parmi les commentateurs de Sophocle, Dionysios parmi ceux d'Euripide, Phaeinos et Syminachos parmi ceux d'Aristophane; Ératosthène, scoliaste de Théocrite, Ulpien, scoliaste de Démosthène. D'autres sont aujounUiui ignorés. Pas un dans le nombre qui ait fait preuve de quelque force d'esprit ou de quelque indépendance de jugement.
L'usage des recueils d'extraits ('ExXoyxt, 'AvÔoXôyia, XfTjGTojtxOctat) était devenu de plus en plus fréquent sous l'empire. Les spécialistes seuls lisaient encore les auteurs classiques dans leur intégrité, particulièrement les philosophes. La majorité des simples lecteurs se contentait de morceaux choisis.
1. Édition de Gaisford, 3 vol.. Oxford, i834 ; de Bernhardy, avec trad. lat. et annotation critique. Halle, 1834-53; d'Em. Bekker, Berlin, i854.
â Voir, au tome III, dans la bibliographie des principaux poètes dramatiques, l'indication des pièces qui étaient seules étudiées dans les écoles du ])as-empire et de l'époque byzantine. Histoire de la Litt. grecque. — T. Y. 62
Crs ChresLouiatliics prenaient quelquefois la forme Je véritables cours élémentaires de littérature ; telle par exemple la XpYiaToaâOsta ^^'fxiL\f.xT\xr, <lt» Proclos. La personne Je Tauteur est aujourd'hui encore un sujet de discussion, les uns l'identiliant au pliilosophc plalouicien du v« siècle dont nous parlerons plus loin, les autres à divers grammairiens du même nom '. L'ouvrage lui-même nous est conim par une notice de Pliolius (cod. 239), ([ui en a analysé (juelques parties, et par un petit n()nd)re de fragments ^ 11 comprenait cjuatre livres: les divers genres littéraires y étaient dislingu/s et définis, puis l'iiisloire de ces genres était passée eu revue dans une série de notices biographiques et d'analyses, qui faisaient connaître les grands écrivains et leurs leuvres. Les comptes-rendus de Pliotius et les fragments conservés se rapportent aux deux premiers livres, «jui traitaient de l'Épopée, de l'Elégie, de l'Iaml^e, de la Poésie lyrique ; notre connaissance du cycle épique provient en grande partie de là. Mais quelle <|ue soit pour Jious la valeur de ces débris, l'ouvrage ne dénote que de l'instruction et do l'exactitude sans la moindre criti([ue personnelle.
1, Photiiis nomme l'îiutéur sans en rien dire. Suidas, npox/o;* uttribuo la Chrestomathie au philosophe néoplatonicien ; de même, le scoliasto do Grégoire du Nazianzo {Palrol, gr,, Migno, 36, 914, o). C'était la tradition byzantine. Welcker, Ep, Cyclus, I, p. 3 et II» p. 508, a contesté cotto attribution, et son opinion a été généralement adoptée depuis lors, peut-être sans raison suffisante. Eutychius Proculus de Sikka, maître «le Marc-Aurèle, auquel il l'attribuait, était un grammairien latin, et non un Groo (Capitol., Marcus, 2). Los autres attributions sont tout à fait arbitraires ou incertaines. Wilamowitz {Phil, Unters,, VII, 330) revient à la tradition byzantine, «d Christ {(iesch. d. Gnech. Liter.^ % 374) inclina vers sou opinion.
2. Pvocli Chrestomalhiœ ijrammalicx fragmenta dans les Scriptore^ metrici grieci, t. I, de Westphal (Bibl. Teubner). Outre les extraits de rbotius, ce volume contient quelques fragments du même ouvrage tirés de deux mss. de V Iliade (Venetus, 484 et Escorial«*nsis).
GHRESTOMATHIES ; STOBÉE 97^^
Daulres chrestoinalhies peuvent être comparées plu* tôt k nos « Lectures historiiiues ». C'étaient des extraits^ d'auteurs divers, relatifs à la mythologie, à Thistoire des lettres, à celle des arts et à d'autres sujets encore. Telle était celle du sophiste Sopatros d'Apamée, de qui nous reparlerons hientôt . Elle ne nous est plus connue* que par l'analyse qu'en a donnée Photius (cod. 164) *.
Le seul ouvrage de ce genre qui nous ail été conservé presque en entier est celui de Jean de Stobes en Macédoine, communément appelé Stobée. L'auteur, d'ailleurs inconnu, vivait probablement au vi« siècle 2. Son 'AvOoWytov était un véritable cours d'éducation, composé par lui pour son lils Septimius. Le voyant peu disposé à lire, il s'était proposé d'extraire à son profit les meilleurs passages des auteurs nationaux, alin dé lui faire goûter, sous une forme condensée, comme la Heur de Thellénisme. Son recueil, en quatre livres> était méthodiquement ordonné, mais de facjon k plaire par sa variété mème^. Le premier livre traitait de l'importance de la philosophie et du dénombrement de« sectes, de Dieu et de ses attributs, de la nature et de ses principaux phénomènes; le second touchait rapidennent aux conditions de la connaissance, à la dialectique, à la rhétorique, à la poétique, puis il abordait la; morale, dont il exposait les données générales; le frai-
1. Les sources des ^Ex/.oyai de Sopatros sont énuinérûes par Pliotius dans son analyse (cod. 161). Ce recueil formait douze livres; le septième était constitué par des extraits d'Hérodote ; le onzième, par des extraits de «liverses Vies de Plutarque. L'ouvrage s'adressait, connue l'auteur le déclarait dans sa préface, aux apprentis sophistes, auxquels il devait fournir toute une provision de connaissances (Phot., p. 105, col. 1, 1. 10, éd. Bekker).
2. Il cite des passages du néoplatonicien Hiéroclès, qui enseignait i\ la fin du yo siècle; et, d'autre part, il ne peut avoir vécu, beaucoup plus tard, car il est tout païen.
3. Cette ordonnance primitive nous est connue, ainsi que les détails qui précèdent, par l'analyse de Photius (cod. 167).
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sième était relatif aux vertus ot aux vices ; enfin. V quatrième était consacré à la politique, à la famille, récononiic domestique, aux arts, ot à diverses questions sociales. Dans la confection <le celto sorte dencv-
clopédie, le rôle de l'auteur s'était borné à extraire les morceaux (jui ré[)ondaient à ses vues, à les {grouper par sections sous des titres communs, et à les classer desi>n mieux dans cluKjue section, (le classeiiienl parait avoir été fait d'ailleurs très librement : seulenieiit, sur cha<p sujet, les citât i(ms des poètes précédaient celles i*^ prosateurs, (les citations, Stobée sans doute ne lcsa\ait pas prises lui-même à leur source, ce qui aurait exigé d'immenses lectures ; car plus de cinq cents auteurs «le toute épo(|ue, depuis Homère jusqu'aux derniers .N«'n)platoniciens, figuraient dans ses (piatre livres. II avait donc mis h prolll des recueils antérieurs de même nature. Mais si petite (jue fut sa part personnelle, le recueil qu'il avait formé constituait un véritable trésor d'anti(|uité bellénique ; et ce trésor est devenu plus précieux encore pour nous, puisqu'il nous a conservé, bien que nmtilé, une foule de textes perdus.
Les quatre livres de V Anthologie de Stobée formaienl deux volumes. Ces deux volumes furent séparés au moyen-àge et traités par les copistes comn>e deux recueils différents; c'est ainsi qu'ils sont venus juscju'à nous, l'un sous le titre d* Anthologie {Florilegium ou Sermones), comprenant les livres 111 et IV, l'autre sous celui d'Extraits {Eclogœ physicse et ethicœ), comprenant les livres I et H. Dans cbacune de ces fractions du recueil, les copistes ont substitué un classement arbitraire au groupement primitif. Ce n'est que de nos jours que l'ouvrage de Slôbée a reparu dans la forme que l'auteur lui avait donnée K
1 . I/éditiou (le Gessncr. Zurich, 1349» qui a constitué la vulçate, non seulement altérait l'ordre primitif, mais avait ajouté de non-