‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 536 sur 605 · RECUEILS DE SENTENCES, DE PROVERBES · texte numérisé non relu

RECUEILS DE SENTENCES, DE PROVERBES

Stobée et les autours (t'anthologies recueillaient des morceaux entiers. D'autres collectionneurs ne voulaient que (les pensées choisies. De là diverses collections A'Apophthegmes et de Sentences (rvt»;xoX6yia). Ces collections ont disparu; mais l'érudition contemporaine en a recherché les débris dans les recueils analogues du moyen-àge byzantin, en particulier dans les Extraits de Maxime le Confesseur (vu* siècle), dans les Parallèles de Jean de Damas (vin* siècle), dans la Melissa du moine Antonius (xi* siècle), dans le Florilège Laurentien et dans celui de Vienne *. Ce qui nous intéresse ici. c'est seulement de noter la continuité de ce labeur et du goût qu'il manifestait.

De ces recueils de pensées, on peut rapprocher les recueils de proverbes. Ceux que l'antiquité nous a légués appartiennent à des époques diverses, mais ils semblent avoir achevé de se constituer dans ces derniers siècles. Le moyen-âge nous a transmis un Corpus Parœmiographorum grœcorum dont les éléments n'ont pu être débrouillés et distingués que peu à peu 2. Par ses origines premières, il remonte, indirectement du moins, jusqu'aux premières collections de proverbes conimes, jusqu'à celles d'Aristoto et des Alexandrins, mentionnées plus haut. Mais c'est, comme nous l'avons vu, l'essor de la sophisti([ue sous l'Empire qui en détermina la naisveaux extraits à coux du ms. On est revenu au ms. dans les éditions successives, notamment dans celle de Meineke (4 vol.. Bibl. Teubner). Mais Tordre primitif n'a été reconstitué que par Wachsmuth et Hense ; les deux premiers volumes de leur édition ont paru à Berlin en 1884, le troisième en 1895.

1. Sur les divers Gnoinologes grecs, consulter Wachsmuth, 5/mdien zu den griechischen Fhrilegien, Berlin, 1882; A. Elter, De gnO' mologiontm grxcorum hitloria atque ongine» Bonn, 1897 ; Krumbacher, Gesch. d, hf/Z. LiUer., % 150 et suiv.

2. Parœmiographi Grxci, étl. Von Leutsch et Schneidewin, Gœt- -iingue. 18:^9. — Ouvrage critique : 0. Grusius, Analecta critica ad parœmiographos grœcos, Leipzig, 1883.

sauce. Le recueil Je Zénobios, duiiL nous avons parle au chapitre III, forme le premier élément de notre forpus. A ce recueil s'ajouta plus tard une série de Proverim Alexandrins y qui semble provenir originairement du grammairien Séleucos d'Alexandrie, et qui a été attribuée, on ne sait pourquoi, à IMutarque. £ntin le troihième élément, très important, consiste en une liste alphabétique de proverbes populaires qui porte dans quelques manuscrits le nom de Diogéuianos (Ilzpo:ikin ^Y)[iL(oS«i; ix TT.; Aioy&vixvgO <nivaywyr,ç); on ne sait encore -si ce Diogénianos doit être identifié avec Tauteur da lexique cité plus haut. C*est de ces collections que se formèrent dans la suite celles du moyen-âge byzantin dues au patriarche Grégoire de Chypre (xni® siècle), au métropolite de Philadelphie Macarios Chrysoképhalos (xiv*^ siècle) et enfin à Wichael Apostolios (xv® siècle)*.

Au dessus de l'érudition grammaticale, la rhétorique continue à vivre, soit dans l'école, soit au dehors, bien qu'avec un éclat sans cesse décroissant. Elle vit parce qu'elle a sa place marquée dans l'éducation et dans la société, mais elle ne se renouvelle plus.

Le sophiste Aphthonios est, parmi ces derniers maîtres de rhétorique, un de ceux qui ne peuvent être oubliés *. Élève de Libanios, il vécut et enseigna à la fin du IV* siècle et dans la première partie du v* siècle. Sa renommée est attachée à un petit livre de classe, les Exercices préparatoires (npOYU[Avà<i(taToc), qui a traversé tout le moyen âge byzantin et a exercé son influence

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