‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 537 sur 605 · Krunibacher, Gesch, d. byz, Litter,, { i · texte numérisé non relu

Krunibacher, Gesch, d. byz, Litter,, { i

2. Suidas, 'AçO/jvioc. — Shœfcr, De Aphthonio êophisia, BresUu» !854« — Brzoska, art. Aphthonios^ l, dans Pauly-WÎssowa.

LA RHÉTORIQUE : APIITHONIOS 983

sur renseignement bien au delà *. C'est à la tradition d'IIerniogène, toujours puissante, que cet ouvrage se rattache directement. l.a Rhétorique d'ilermogbne était alors le livre classique de tous ceux qui apprenaient Tart de la parole: mais cette rhétorique ne s'adressait qu'à des étudiants déjà formés. Pour les débutants, il fallait un cours d'exercices élémentaires; Aphthonios réussit à impo.ser le sien. Son ouvrage se recommande par la simplicité et la clarté, par la précision des définitions» par le choix et le nombre des exemples, sans rien offrir d'original quant à la méthode. S'il nous intéresse encore, c'est surtout parce qu'il nous montre en action renseignement élémentaire de la rhétorique au iv® et au v® siècle. Les commentaires qui s*y rapportaient, et dont un certain nombre ont subsisté, attestent qu'il demeura dans les siècles suivants le livre que tous les étudiants pratiquaient et que tous les maîtres expliquaient*. Il appartient ainsi à l'histoire de l'enseignement, autant ou plus qu'à celle de la littérature. — Nous avons du même Aphthonios un recueil de 40 Fablesen prose, qui probablement ont été composées par lui en vue de l'école, comme modèles d'un des genres dont il est question dans ses Exercices préparatoires K Ces courts récits n'ont qu'un mérite purement scolaire*.

Après Aphthonios, l'enseignement de la rhétorique n'est plus représenté pour nous que par des commentaires sur les ouvrages antérieurs. Tels sont ceux de

i. Ëilitions modernes : Walz, Rhet. gr., t. I; Spengel, Rhet, qr., t. II.

i. Commentaires de Mathieu de Camara (Walz, I, 12 et 11,1); Scolies aldines, publiées par Aide dans ses /l/ie/orw <7r»d, II, 4509; Srolies anonymes (Si>engel, Rh.f/r. II, 81).

3. Publiées au complet par Nevelet dans sa collection de Fables. Vingt-deux do ces fables, celles qui appartiennent en propre à Aphthonios, figurent dans les FahuUe yEsopicœ do Furia, Lipsise, 1810, sous les n»* 200 à 222.

4. Ses déclamations, citées par Photius (cod. 133), sont perdues.

984 GUAP. VIII. — LA FIN DK L'HELLÉNISME

Svrianos, Ir philosophe philonicieii du v® siècle donl nous parlerons plus loin, de Sopatros, sopliiste (jui semble avoir professé à Athènes au commencement du vi' siècle et dont nous avons mentionné plus haut. la Clireslomaihie, de Mareellinos. prohahlement celui à qui nous devons la hiographie de Thucydide, de Troilos (v« siècle)*- Tous avaient écrit sur la rhétorique d'Hermogène. lueurs écrits n'attestent que trop combien cet enseignement était désormais épuisé. Après eux, il se perd dans la monotonie stérile d'une sorte de mécanisme traditionnel, qui se perpétue indéfiniment à travers la période byzantine -.

Des écoles de rhétorique, où se donnait cet enseignement, sortaient régulièrement, alors comme auparavant, des rhéteurs qui faisaient métier de parler éloquemment. Un certain nombre d'entre eux mius sont connus de nom. Mais aucun n'a approché de lilluslration des maîtres du siècle précédent.

I/écolo la plus en crédit au v« siècle est celle de Gaza en Palestine, dont l'histoire mériterait peut-être d'être étudiée de plus près qu'elle ne l'a été jusqu'ici ^. Vers la fin de ce siècle, nous vovons sortir de là, connne rhéteurs ou grammairiens, Timothée*. Enoe, auteur d'un

1. Svrianos, Commenlaria in Hermof^eneni, éd. liabe. Lipsiœ. 1897, (Bibl. Ti;ubnor);Soi)ulros ot Marcellin, Walz. Rhet. gr., t. vm : Troilos, t. VI. —On peut ajouter ici un certain nombre de rhéteurs, qui semblent avoir vécu entre le iii» et le vi*' siècle : Tihôrios, postérieur ù Apsin«*'S (IIep\ Tfuv ?rapà Ar,|jL096{>ti ff'/^il''^'^'^^* Walz, XIII. 557; Speng.l, I, 60) ; Pbdbamnion (lUpl a-^r.iiaTwv pT,topixù>v, Walz. VIII, 492;Sreng.'l, I,44);.Elius llérodien, Polybe de Sardes, Zonêos. et plusieurs anonymes, qui ont traité les mômes sujets (Walz, t. VIII ; Sieng.'l, t. I).

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