Krunil»aclier, Gescfi. d, Bi/z. Litter., c
3. Sohol. du ms. palatin de l'Ânthol. à propos de la Description de VUnhers de Jean do Gaza : 'H irôXi; av-rr, f i).6|j,ov(roc r,v xa\ ittp: to*j; X6youc Et; axpov é/r,>.ax'jïa. K. Seitz, Die Schule vom Gaza, Dissert., HeidellMTg, 1892.
4. Suidas, TiixdOso;. Fragments, A. Cramer, Anecd, Oxon, IV, p. 263-269 ; Anec(i,\Pan8, IV, p. 239-244.
ÉCOLE D£ GAZA ; GUOHIKIOS 985
dialogue pliilosophique intitulé ThéophrastC: qui subsiste, et (le lettres dont nous parlerons un peu plus loin* ; puis Procope, le plus renommé de tous, sous Tinfluence duquel se constitue une véritable école locale, amie des figures, (les épithètes, chercbant l'élégance aux dépens du bon goût et quelquefois de la clarté *: enfin Jean, poète emphatique en même temps que rhéteur (voy. plus loin). Parmi les élèves de Pro(!ope, on peut citer Nestorios, Zosime, et surtout Chorikios, qui lui succéda dans sa chaire et fut le premier orateur profane sous les règnes de Justin et de Justinien. Photius, qui l'admire fort, nous apprend qu'il était chrétien, comme d'ailleurs son maître Procope ^ Il nous reste de lui des Déclamalions (Me)iTat), les unes complètes, les autres mutilées, et quelques Discours oÎïvqâgX^ *.Nous n'y trouvons guère aujourd'hui qu'une éloquence vide et prétentieuse, s'exerçant éternellement sur les mêmes sujets. Chorikios eut pourtant l'honneur de devenir, avec Libanios, un des modèles les plus étudiés dans les écoles byzantines.
Cette sophistique, bien pauvre en somme par ellemême, ne gagne guère à être considérée dans les genres
1. Art. Aineias, 4, dans Pauly-Wissowa. Édition du Théophraate par Boissonade, Paris, 1830.
2. Plusieurs titres de discours de Procope sont cités par les Byzantins. Photius (cod. 160) : Tovtoy *a<Syo'. tcoXXoc te xal navToSaico\ çipovTsi, a^iov ^r,>.ou xxl |jLi|jLi^9efa); '/P'^C'^* ^^ loue particulièrement des exercices de style sur Homère, qui semblent avoir consisté à mettre en prose sous plusieurs formes les vers du poète. On a publié de lui un Panégyrique de l'empereur Anaslase (Villoison, Anecd, igrr..II, p. 28-45) ; reproduit avec les œuvres de Dekippe et d'Eunape, dans l'édition de Rome, 1829. Ses Lettres figurent dans les EpistolO' graphi Grœci de la collection Didot ;nou» y reviendrons un peu plus loin.