‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 565 sur 605 · Zeller, Phil. d. Gi\, t. V3. p. 774 et suiT · texte numérisé non relu

Zeller, Phil. d. Gi\, t. V3. p. 774 et suiT

PROGLOS 1033

naquit à Conslaniinople en 410 K Au dire de son disciple Marines, il avait pour lui tous les avantages extérieurs, beauté, santé, fortune ; il étudia d'abord la rhétorique en vue des emplois civils, voulant suivre son père Patrikios dans la carrière des hoaneurs; mais sa vocation philosophique ne tarda pas à se prononcer. Il suivit à Alexandrie les leçons aristotéliciennes d'Olympiodore, puis vint à Athènes, un peu avant 430 ; là, il fut accueilli comme un fils par le vieux Plutarque et par Syrianos, qui rinitièrent à leur philosophie. Plutarque ne tarda pas à mourir: Syrianos fut alors son véritable maître. Après avoir vécu dans sa familiarité et s'être pénétré de ses enseignements pendant une dizaine d'années. Proclos lui succéda vers 438. Devenu ainsi chef d'école, il se donna tout entier à son enseignement pendant près de cinquante ans -. Absorbé par la réflexion et Tétude, il ne réservait que quelques heures au sommeil ; le reste de son temps, il l'employait à méditer, à écrire, à s'entretenir avec ses disciples ou à commenter devant eux ses textes préférés. Il avait refusé de se marier pour n*ètre distrait de la philosophie par aucun souci. C'était un ascète ^, toujours plongé dans la haute spéculation ; mais bon, accueillant, séduisant même par son charme personnel, et qui inspirait à son entourage une vénération affectueuse. Sa santé resta bonne, malgré ses austérités, jusqu'à Tâge de soixante-dix ans ; puis, elle déclina

i. Nous avons une biographie détailloo de Proclos, due à son saccesseur Marinos. Boissonade Ta publiée à la suite du Diogène Laërce de la Bibl. Didot« Paris, 1850. Notice de Suidas, np6xXo; 6 AiSxio;.

2. Il dut seulement quitter Athènes une année pour échapper aux menaces de persécution. Il se réfugia en Lydie, mais revint à son école dés que les passions furent apaisées. Marinos, Proclos, ch. XV.

3. Sur ses abstinences, ses joignes, ses pratiques de dévotions, Toy. Marinos, Proclos. ch. xix.

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pendant les cinq dernières années de sa vie : il mourut en 485, agi de soixante-quinze ans.

Proclos enseignait presque sans préparation. Ses pensées sortaient, pour ainsi dire, de Tabondance de ses méditations incessantes. Sa parole était facile et comme inspirée. Quand il exposait ses idées, ses regards brillaient d*un éclat extraordinaire, tout son visage semblait éclairé. Ses disciples croyaient sentir en lui la présence de Dieu; un jour même, un grave personnage, qui Tentendit par hasard, affirma qu'il avait vu autour de sa tête une lueur divine ^ Maître et auditeurs vivaient entre ciel et terre, dans une atmosphère illuminée.

Proclos écrivait comme il parlait, vite et beaucoup. Ses écrits étaient surtout des commentaires sur Platon. Beaucoup sont perdus; mais quelques-uns des plus importants nous restent et permettent de juger des autres *. Les plus intéressants sont : les Eléments à théologie (Stoiy eit*^i; Oeo>.OYuyi) ^, ouvrage de jeunesse, où Tauteur résume en une série de formules, fortement liées et coordonnées, la théologie de Plotin et de Porphyre; les commentaires Sur la République de Platon, en quatre livres, texte incomplet; Sur le Timée, écrit par l*roclos à vingt-huit ans; Sur le Parménide. œuvre de sa maturité : le traité Sur la théologie de Platon) enfin les Objections aux chrétiens, dont Philoponos nous a conservé quelques parties dans sa réfutation. Nous possédons, d'autre part, six Hymnes*, débris dePoeuvre

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