CIIAP. VIII. — LA FIN
k Tcxplicalion par l'atlégorie e céder à l'adverKairo ; son lort n
Le second groupe, comprent les Ariens et surtout contre les coup le plus important. Nous rer ici complètement. Mention connus : les deux grands ouvi visent surtout les Ariens; les t foi, dMiécs à Théodoso II, à s( la Réfutation deNestorios, en ci douze propositions ; le traité Si.
divin; écrits dirigés contre le s'y montre dialecticien tenace force logique incontestable, sa( ter tout ce qui peut servir l'opii servir des textes, à en dégager l'imposer, tant par le raisoimc do la conviction. 11 a de la force Il est liabilc, tout en étant près opinions essentielles.
Le dernier groupe est le moiri prend un certain nombre d'fîoi fragmentaires sur diverses p.
IVouvcau Testament, enfin un r qualités de l'esprit de Cyrille i ment: mais son originalité n'es
L'influence exercée parCjril de son génie. Dans les question v'siôclc, c'est lui qui a fait pn a trouvé les formules qui ont 6
I 1,3 plupart de ces éc^rits ont ûl
1873 et 1877.
i L^crits exûgiSliqties onl ùtù < lits des Iloméliti, par Pusey, u total cinq volumas.
THÈODORET 1059
ciles et qui sout devenues celles de rorthodoxie. Son rôle dans riiistoire du christianisme est donc très grand. On n'impose pas ainsi ses opinions aux hommes sans les dominer par quelques hautes qualités. Les siennes étaient la netteté de Tesprit, la logique, la force de la volonté, la conviction. Personne au v® siècle n*est plus près que lui des grands évoques du iv®, d'Athanase surtout; et toutefois on ne peut dire qu'il soit tout à fait leur égal. Comme homme d'action, il n*a pas eu à déployer toutes les qualités exceptionnelles d'Athanase. Comnuî orateur, il n*a ni la gravité noble et douce de Basile, ni la grâce brillante de Grégoire de Nazianze, ni Téloquence pleine, animée, tantôt touchante, tantôt mordante, de Chrysostonie. Il est plus homme d*école ; il n'a ni le môme naturel ni le même instinct de la beauté. Son style a de la force et s'éclaire assez fréquemment d'images justes et frappantes: mais il est abstrait, artiliciel, chargé d'expressions techniques ; chose curieuse, il rappelle celui d'Origène et de Clément, autant ou plus que celui de ses devanciers immédiats.
Théodoret, avec d'autres qualités d'esprit, est loin d'avoir, dans l'histoire religieuse du temps, la même importance que Cyrille K 11 n'a attaché son nom à l'établissement d'aucun dogme, il n'a remporté aucune victoire d'opinion; il est seulement le dernier des grands docteurs de l'Eglise d'Orient.
Xé vers 386 à Antioche, Théodoret put entendre encore, dans son enfance, la parole de Chrysustome et celle de Théodore de Mopsueste. Mais il est impossible
1. Renseignements biographiques dans les historiens ecclésiastiques et dans plusieurs passages de Photius (voir l'Index de Vôd. Bekker). Pour la bibliographie moderne, consulter Bardenhewer, Pfl/ro/., J 60; voir, en particulier, VHistoria Theodoreti du P. Garnier dans son édition de Théodoret.
qu'il ait été leur disciple au sens propre du mot, comme on Ta dit, puisque Chrysoslome s'éloigna définitivomonl d'Anliocho au début de l'année 398, et que Théodore de Mopsueste, à partir de 392, ne semble guère avoir quitté son diocèse de Cil icie. Théodoret s'instruisit dans le cloître. En 423, il fut nommé évêque de Kyrrhos, dans la Syrie du Nord, el il y resta jusqu*à sa mort qui eut lieu vers 458. Cet épiscopat de trente-cinq ans aurait été paisible sans les disputes soulevées par les opinions de Neslorios. Théodoret était le condisciple cl l'ami de Nestorios ; d'ailleurs, le tour de son esprit devait le porter plutôt vers l'opinion qui demandait en somme le moins de sacrifices à la raison. 11 prit donc parli, avec Jean d'Anlioche et un certain nombre d'évèques d'Orleat, contre Cyrille, dont il fut le principal adversaire avant le concile dKphèsede 43i, et même après; car il refusa de souscrire à la formule d'union de 433, el ne consentit enfin à condamner officiellement Nestorios qu'au concile de Chalcédoine en 451. Depuis quelques années déjà, il était alors en lutte avec les partisans d'Eutychès, et il avait été déposé en 449 par les évêques monophysiles réunis à Éphèse ; mais l'empereur Marcien, d'accord avec le pape Léon, le rétablit en 450. En dehors de ces luttes, sa vie paraît avoir été consacrée surtout à l'étude et à ses devoirs d'évêque.
Doué d'une rare puissance de travail, Théodoret écrivit constamment. La plus grande partie de ses ouvrages est venue jusqu'à nous K On peut les répartir en quatre groupes : 1® les œuvres historiques, comprenant V Histoire ecclésiastique dont nous avons parlé plus haut,
i. Édition complète, avec trad. lat., B. Theodoreti opéra omnia» du P. Sirmond, Paris, 1642, complétée par le P. Garmier, Paris, 1684 (on tout, cinq vol. in-fol.). Édition de Schulze, en 5 vol. in-8«, HaUe, 1760-1771, reproduite dans la Pairoi gr. de Migne, t. LXXX-LXXXIV, Paris, 1860.