‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 583 sur 605 · DERNIERS ÉCRIVAINS CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

DERNIERS ÉCRIVAINS CHRÉTIENS

restriction : Thoodoret n'est créateur en rien. Il clôt dignement une très estimable tradition^ mais il n'apportait aucun germe d'où put naître quelque chose de nouveau. On n'est pas surpris qu'après lui il n'y ait plus rien, ou peu s'en faut.

Si l'on met à part ces deux hommes remarquables, les divers genres où ils ont brille ne comptent à partir du V® siècle que des noms peu connus.

L'éloquence religieuse est représentée surtout dans la première moitié de ce siècle par Acakios de^Béroë et Sévérianos de Gabala^ dont il nous reste quelques discours; un peu plus tard, par Proclos, Théodolos d'Ancyre, Eusèbe d'Alexandrie, un des successeurs de Cyrille; puis, vers la fin du v« siècle, elle disparaît pour nous. L'apologétique et la théologie, en tant qu'elles touchent à la littérature, ont à peu près le même sort. On cite, au début du V* siècle, Macarios de Magnésie, qui compose, vers 410, une grande œuvre d'apologie, publiée très incomplètement en 1876* ; Némésios d'Émèse, du même temps, auteur d'un traité philosophique Sur la nature de r homme, où se marque fortement Tinlluence du néoplatonisme *; puis au vi® siècle, Jean Philoponos, le grammairien d'Alexandrie que nous avons déjà nommé, auteur de plusieurs traités théologiques perdus '. Mais le seul ouvrage de ce genre qui ait exercé une durable influence, c'est la collection des œuvres de théologie mys-

1. Macarii Magnf.tia qux supersitnt, édit. C Blondt.*!, Paris, 1876. Voir Bardenhewer, J 61, 1.

2. Rardenhower, 5 51, 11. Publié sous le nom do Grégoire de Nysso dans la PalroL gr. de Migne, t. XLV, p. 188.

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