‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 8 sur 605 · PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

PHILOSOPHIE

(Teubner), contenant les Lettres, d'après Diogéne Laërce, et les fragments, avec une importante Introduction.

Pour les autres philosophes, dont il ne nous reste que des fragments, les indications nécessaires seront données au cours da chapitre.

Sommaire.

IgJroJuclion. — I. L'Ancienne Académie. Caractèro g»^néral. Speusippe. Xônocrate. Polémon. Cratôs. Crantor. — II. Le Lycée, (kraclére général. Théophraste. Eudèmo. Aristoxèno. Dicéarqu*». Straton. Lycon. Ariston de Géos. Gritolaos de Phasélis. Hiéronyine de Rhodes. Cléarque de Soles. — III. Écoles de Gyrène et do Mégartî. École cynique : Ménippe de Gadara. — IV. Le stoïcisme. Caractère général. Les fondateurs de TÉcolo : Zenon ; Cléanthe; Ghrysippo. La doctrine stoïcienne. La valeur morale da stoïcisme. Sa valeur littéraire. — V. L'Épicurismo, Vie d'Épicure. Ses ouvrages. Méthode et doctrine épicuriennes. Valeur morale de TÉpicurisme. Épicure écrivain. Destinées ultt^rieures de I'ÉcoIp. — VI. Le scepticisme. Pyrrhon. Timon de Phlionte : LffS SiUei. — VII. La moyenne et la nouvelle Académie. ArcésilaS. Garnéade. — VIII. Conclusion.

En abordant l'étude de la philosophie du iii^ siècle^ nous ne sortons pas encore d'Athènes, ou du moins nous y gardons notre principal centre d'observation. I.es plus grandes écoles de ce temps sont athéniennes. D'ailleurs, entre les maîtres du iv* siècle et leurs successeurs il n'y a aucune solution de continuité. Après Platon, l'Acâdémie subsiste et se développe : après Aristote, le Lycée continue sa doctrine. Zenon, Epicure, Pyrrhon, sont contemporains des premiers philo.sophes de l'Académie et du Lvcée. Enfin les derniers successeurs de Platon, dans la inovenne et la nouvelle Académie, subissent l'influ-

encc des nouvelles écoles^ soit qu'ils leur empruntent des idées, soit qu'ils les combattent.

La litérature proprement dite a peu de chose à revendiquer dans l'héritage de ces philosophes. Ceci tient à la fois aux ravages du temps et à l'indiOerence de quelquesuns d'entre eux pour l'art d'écrire. Mais leur action sur la pensée humaine a été si grande qu'il en est d'eux comme de Socratc, qui, sans avoir jamais écrit, doit cependant fîgurer dans toute histoire littéraire de la Grèce. Nous essaierons donc de tracer le tableau sommaire de leur activité, en nous arrêtant, comme il est naturel, aux écrits ou fragments qui nous en rendent encore témoignage.

Dans l'exposé de leurs idées, il est nécessaire, pour la clarté, de les répartir par écoles, et, sans négliger l'ordre chrojiologique, d'adopter un ordre avant tout systématique. On se ferait cependant une idée fausse de la réalité si l'on imaginait entre tous ces systèmes des sépations trop tranchées, soit dans le temps, soit dans l'espace. Plusieurs d'entre eux apparaissent simultanément. Tous vivent à côté les uns des autres. Ils s'entremêlent, s'opposent, se modifient réciproquement. Dans cette fourmilière philosophique du lu* siècle, il y a une agitation infinie et des échanges incessants. 11 est difficile de tout dire, mais le lecteur doit suppléer à ce qu'un tableau sommaire ne peut lui faire voir, en se représentant tous ces hommes comme beaucoup plus près les uns des autres qu'ils ne semblent l'être dans nos classifications, forcément artificielles par quelque endroit.

Après la mort de Platon, c'est son neveu Speusippe qui devint le chef de ses disciples. Il le fut pendant huit

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