‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 85 sur 605 · Fragm. 25» 31, etc · texte numérisé non relu

Fragm. 25» 31, etc

6. Un de ses compagnons do voyage, Androsthène, avait aussi ^blié un IlapanXov; rr,; 'Ivfiixfjç. Cf. Susemihl, J, p. 653.

7. Notice et fragments dans G. Mûller, Fragm. Hist, gr., t. II,

NËAKUIJ£' MÉGASTHÉNE, PYTHÉAS 117

au service de SéleucusNicalor et fut chargé de plusieurs missions auprès du roi indieu Sandracotta. 11 eut donc l'occasion de voir l'Inde de plus près et plus coniplèternenl que ses prédécesseurs. Son ouvrage, intitulé 'IvS:y.x, comprenait au moins trois livres, peut-être quatre *. On ne peut que faire des conjectures sur Tordre suivi par Mégasthène. Mais ce qu'on voit sans peine dans ses fragments, c'est la variété de son information, qui portait à la fois sur la géographie physique, sur l'histoire naturelle, sur les mœurs, sur la géographie politique, sur riiistoirc et sur la légende. Il avait heaucoup vu et beaucoup interrogé. L'étendue de ses recherches a fait Je son livre le point de départ de tous ceux que les anciens ont composés dans la suite sur le même sujet : il servit de modèle à Diodore, à Strabon, à Arrien. Avaitil montré autant de critique que de curiosité? Ératosthène Taccusait de mensonge, et Strabon répète ce jugement avec complaisance *. Mais ces condamnations sommaires sont injustes. Mégasthène paraît avoir rapporté ndèlemcnt ce qu'il avait vu de ses yeux et co que les Indiens lui avaient raconté. Xe lui demandons pas une critique dont son temps était incapable. 11 a été sincère autant que curieux : c'est le seul mérite qu'on fût en droit d'exiger de lui. Quant à son talent d'écrivain, nous ne le connaissons pas.

A peu près vers le même temps que Mégasthène, vivait Pythéas, de Marseille, qui parcourut deux fois, probablement sur des vaisseaux phéniciens, les côtes de l'Atlantique depuis Gadès jusqu'aux îles Britanniques '.

p. 397-439. Cf. aussi Schwanbeck, Megasthenis Indica, (Bonn, 1846), OQTrage classique sur le sujet.

!• C. Mûller, p. 399.

S. Strabon, II, p. 70.

S. Cf. A. Schmeckel, Pytheae Massiliensis fragm. guae superiuni^

11 avait consigné le résultat de ses explorations dans un ouvrage intitulé Hepl 'ûxexvou. Polybe et Strabon lui sont peu favorables. Mais cette divergence vient surtout d'une différence de point de vue. Pythéas n'était pas seulement un voyageur, un peintre de mœurs et de pays : c'était un mathématicien qui savait se servir du gnomon; ses déterminations de latitude avaient une valeur positive que des erreurs de détail ne sauraient affaiblir. Polybe et Strabon, mieux informés sur nombre de détails, sont plutôt des politiques et des philosophes que des savants : on somme, c'est souvent Pythéas qui avait raison contre eux sur l'essentiel *. Mais rien ne prouve qu'il fût un écrivain.

A côté de ces explorateurs qui décrivent des pays nouveaux, voici maintenant un marin qui fait le relevé des ports et la description des escales de la Méditerranée, Timosthène, amiral de Plolémée Philadelphe, dont Ératosthène a utilisé les travaux ^; — un péripatéticien, le philosophe Dicéarque, géomètre autant que philosophe, auteur d'un travail intitulé KaTajteTpTccei; tûv ev ll{koT:w)fT,(S(ù ôpwv'; — un autre péripatéticien, Agatharchos de Cnide, qui vivait dans la première moitié du second siècle, et qui avait composé, outre un écrit spécial Sur la mer Rouge, un grand ouvrage en 59 livres Sur C Europe et sur fAsie, travail à la fois historique et géographique, suivi de près par Diodore dans ses descriptions de l'Egypte et de l'Ethiopie, vaste et savante

Mersebourgy 1848 (Progr.). Y. surtout, pour Tappréciation de Pythéas, Û. Dubois, Examen de la géogr, de Strabon, p. 253 et suiy.

1. En particulier sur la latitude de Marseille» malgré les objections de Strabon.

2. ricpl X(|iév(Dv, nsp\ vT,ff(i}v, £Ta8iaff(xoL Cf. Strabon, IX, p. 421 (Susemihl, I, p. 660).

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