‹ Histoire de la littérature grecque (volume 2)Chapitre 98 sur 605 · Diogène L.. ix · texte numérisé non relu

Diogène L.. ix

3. Notice de Suidas. Cf. Egger, Callimaque bibliographe (dans V Annuaire des Études grecques, 1876). V. aussi Susemihl, I, p. 337-

CALLIHAQUB, ARISTOPHANE DE BYZANGE 133

xxiSeiâE Siz/^udrxvTuv xzi ùv GTjyfypz^zv). C*était une bibliographie raisonnée. à la fois biographique, historique et critique, où tous les ouvrages de la biblio!h^« que, classés par genres et par ordre de dates^ étaient énumérés et catalogués. Cet admirable répertoire était une mine d'informations de toute sorte sur la vie des écrivains et sur l'histoire littéraire, en même temps que sur la bibliographie proprement dite. On y trouvait, par exemple, avec un résumé des didascaiies dramatiques, des indications sur le nombre des vers, des lignes ou stiques de chaque ouvrage K Rien de pareil n'avait jamais été fait sur Tensemblc de la littérature grecque. Mais Callimaque ne s'en était pas tenu là : Suidas^ dans sa notice, énumère encore une assez longue liste d'écrits dont Callimaque était l'auteur sur dos questions particulières de philologie.

Nous avons déjà parlé d'Eratosthène et de son traité sttr la Comédie ancienne. Quant à Apollonios do Rhodes, il semble avoir consacré toute son activité à la poésie : ce n'est donc pas le lieu do l'étudier. Restent trois noms, qui sont des plus grands dans cet ordre de science.

Aristophane de Byzance est le premier on date -. Né vers le milieu du m* siècle en Macédoine, il était fils d'un officier de fortune que les hasards de la vie amenèrent à Alexandrie. Il y fut l'élève do Callimaque, peut-être deZénodote'; il y connut Kratosthèno. Sa ré-

1. Cf. Graux, Nouvelles recherches sur la slichomélrie. Revue de Philologie, 1878, p. 79 et Buiv.

2. Notice de. Suidas. Consulter surtout l'ouvrage classique de Nauck, Aristophanis Byzanlii grammatici Alexandrini fragmenta, Halle, 1848.

3. De Callimaque dans sa jeunesse, après l'avoir été de Zénodote dans son enfance, selon Suidas. Comment Zénodote, alors au

putation de savant le fit choisir par Ptolémée Épiphane comme bibliothécaire, quand la place devint vacante par la mort d'Apollonios. Aristophane avait soixante-deux ans. Le roi Euraène de Pergame voulut l'attirer chez lui. Ptolémée, pour garder son bibliothécaire, le fit emprisonner et ne lui rendit la liberté qu'après avoir pris ses garanties. Ainsi disputé par deux rois, le glorieux bibliothécaire vécut encore une quinzaine d'années. — Cette grande réputation était fondée sur des travaux exclusivement philologiques K Aristophane de Byzanco fut grammairien, lexicographe, bibliographe, éditeur de textes, et il le fut avec une supériorité de méthode et de savoir qui le met au premier rang*. En grammaire, il est le fondateur de la théorie de Vanalogie, c'est-à-dire delà régularité' rationnelle^, par laquelle il essayait d'expliquer la déclinaison grecque ' : c'était une tentative pour faire pénétrer un peu de lumière dans le chaos de l'usage ; tentative évidemment prématurée et souvent fautive, mais qui dénote une force d'esprit remarquable. C'est lui aussi qui avait rendu plus général et plus régulier l'emploi des signes d'accentuation *. En lexicographie, il avait accumulé d'inmienses recherches sur le sens précis des mots dans les divers dialectes ('Amxxt XéÇei;, Aaxwvuxt yXûddxi), sur les proverbes (lle^-i 7:apot;j!.t(I)V, en G livres), sur certains passages obscurs des poètes ^ et même, chose plus délicate et

comble de la réputation, fut-il le maître d'un tout jeune enfant? — Athénée lui donne aussi pour maître le poète comique Machon (VI, 241, F, etXIV, 661. A).

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