‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 102 sur 467 · Saidas, <^ci)xv>^8yic · texte numérisé non relu

Saidas, <^ci)xv>^8yic

2. Dion Ghrysostome, Discours, XXX VI, p. 19 Reiske(p. S2 Dindorf- Teubnor).

PHOGYLIDE 167

]u'eQ puisse dire Chaméléon ^ ; ce sont des vers destinés i la lecture. La conversation, où ils pouvaient trouver aisément place, dut les faire circuler comme des proverbes ; c'était en effet une sorte de proverbes, mais mieux Tappés que les proverbes populaires. Il nous reste une quinzaine de ces petits morceaux. Plusieurs se lisent déjà [plus ou moins explicitement) dans Platon et dans Aris- Lote; preuve de la réputation de Phocylide. Quelques autres peut-être se cachent dans le recueil de Théognis. On y trouve d'ailleurs peu de choses vraiment notables, soit pour le fond soit pour la forme : c'est plutôt net, sensé, judicieux, que profond ou spirituel. Voici cependant une Gne observation :

Beaucoup, à les voir marcher avec gravité, semblent sages, dont Tesprit pourtant est léger.

Et ceci^ sur l'utilité d'un bon gouvernement :

Mieux vaut petite ville bien gouvernée, fût-ce à la pointe d'un roc, que Ninive frappée de vertige.

Mais le plus célèbre des dictons de Phocylide est celui-ci, souvent imité :

Voici ce que dit Phocylide: les gens de Léros ne valent pas cher; ce n'est pas l'un ou l'autre par hasard qui est mauvais; c'est tout le monde, sauf Proclés; et encore Proclès est de Léros *.

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