‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 103 sur 467 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

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2, Nous avons également, sous le nom de Phocylide, un recueil d'environ 230 vers qui est appelé vulgairement IloîritJia vouOerix^v. C'est une œuvre apocryphe dont nous n'avons pas à nous occuper ici. Bernays {Ueber das Phokylideische Gedicht, Breslau, 1856 ; t. I des Gesammle Ahhandlungen von J. Bernays, Berlin, 1885) a démontré que cepodme était l'œuvre de quelque Juif hellénisant, et résultait d'un curieux mélange entre certains débris de la vieille sagesse grecque et des souvenirs bibliques.

On voit donc, avec Phocylide, l'élégie tourner peu à peu à Tépigramme, à la fois dans le sens grec et dans le sens moderne du mot, c est-à-dire qu'elle se réduit à n'être plus qu'une pièce de vers du genre de celles qu'on inscrivait sur les monuments, et souvent une pièce de vers moqueuse. Mais avant d'étudier ce nouvel emploi de l'élégie, il faut rappeler encore quelques noms de poètes que nous avons jusqu'ici laissés de côté.

On attribuait des poèmes élégiaques à plusieurs des sept sages, Cliilon de LacédémoneS Pittakos deMitylène*, Périandre de Corinthe ^ Il ne nous en reste rien; et comme il est plus que probable que c'étaient des œuvres apocrypbos, nous n'avons pas à le regretter. — Les anciens mentionnent encore et citent quelquefois Démodocos de Léros *, dont il nous reste peut-être quatre vers authentiques (parmi lesquels ce joli distique rappelé par Aristote ^ : ^ Les Milésiens ne sont pas sots, mais ils agissent comme s'ils Tétaient »); Asios de Samos, conim aussi comme auteur d'épopées généalogi(|ue.s *, et dont Athénée nous a conservé quatre vers élégiaques qui semblent avoir fait partie d'un poème satirique '. L'époque où ont vécu ces deux poètes est d'ailleurs fort incertaine. Démodocos lut probablement contemporain de Phocylide*;

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