‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 106 sur 467 · Bergk, Poet, lyr, gr.^ t. III, p. 381 et saiv. (4« éd · texte numérisé non relu

Bergk, Poet, lyr, gr.^ t. III, p. 381 et saiv. (4« éd

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mées d'un ou deux distiques. Elles ont beaucoup de naturel et de grâce. En voici deux échantillons. La première est une inscription tombale en l'honneur d'un guerrier * :

Quand il mourut pour Abdère, le robuste Agathon, toute la ville autour du bûcher poussa des cris de douleur; car jamais pareil guerrier, dans le tourbillon deTodieuse mêlée, ne fut dépouillé par le sanguinaire Ares.

L'autre accompagnait une oiïrande, un tableau peutêtre ou un bas-relief qu'elle décrivait * :

Celle qui porte le thyrse, c'est Héliconias, Xanthippe est auprès d'elle, et Glaukéles suit ; elles viennent de la montagne, portant à Dionysos le lierre, la grappe succulente et le chevreau.

Mais le maître do l'épigramme, c'est Simonide de Géos. Bien que nous devions l'étudier ailleurs comme poète lyrique, les épigrammes forment dans son œuvre un groupe si distinct qu'il n'y a pas d'inconvénient à les en séparer.

Il nous a été conservé, sous le nom de Simonide, un peu plus de quatre-vingts épigrammes. Je ne parle pas de celles qui sont unanimement considérées comme apocryphes, ni de quelques autres petites pièces qui ne sont pas écrites en distiques élégiaques. Sur ces quatre-vingts épigrammes, la moitié à peu près sont des épitaphes, les autres des inscriptions votives; quelques-unes, en petit nombre, sont de simples jeux d'esprit. L'authenticité de toutes ces pièces est fort loin d'être incontestable. On a poussé quelquefois le scepticisme à cet égard au delà de toute mesure; mais il est certain que beaucoup d'entre elles méritent peu de conGance. Quoiqu^il en soit, et sans

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