Héphestion, Manuel, c. 45 (p
4. Comparez le refrain Mt) icatdcv et ie nom du chant appelé •Iriuotieuv (péan) dans l'kymne à ApoUoo Pythien, v, 339. Cf. Proclus, Chre^tom.y p. 246 (Weslphal).
nait surtout d'autres hymnes consacrés à Dionysos K — L'autre fragment est un peu plus long et plus intéressant, car il rend témoignage pour sa part au sujet de Toriginalité des inventions d'Ârchiloque. C est le début d'un hymne à Héraclès chanté par Archiloque, à Olympie, suivant un scholiaste de Pindare, et qui par la suite servait quelquefois aux vainqueurs pour payer immédiatement aux dieux leur dette de reconnaissance, en attendant qu'un poète eût le loisir de leur composer un nouvel hymne; c'est en ce sens que Pindare lui-même y fait allusion ^ Les scholiastcs nous ont conservé les paroles des deux premiers vers ^ :
avTÔç TS xai 'lô^ocoç, at;i^|x)3Ta Jvo *,
Salut, glorieux vainqueur, divin Héraclès, à toi et à ton fidèle lolas, couple guerrier.
Ce sont deux vers iambiques ; preuve assez curieuse de la prédilection d'Ârchiloque pour ce genre de rythme, qu'il emploie partout. Les paroles d'ailleurs n'ont pas grande importance, mais ce qui faisait l'intérêt et l'originalité de ce morceau, c'est qu'il s'exécutait, dit-on, sans accompagnement de cithare ni de flûte, mais avec un refrain chanté, les syllabes TryùXa^ qui n'avaient aucun sens, et qui flguraient seulement par une sorte d'harmonie imitative le son d'un instrument ^. Les scholias-
1. Arcliiloque lui-môme (fragm. 77 ; dans Athénée, XIV, 628, A) dit qu'il savait entonner le dithyrambe. L'iobacchos et le dithyrambe étaient deux genres alors voisins par Tinspiration.